Ecrit par l’auteure française Camille Anseaume. Publié aux éditions Kéro le 18 février 2016.

Merci aux éditions Kéro pour cette lecture

Résumé

« Elles sont amies d’enfance. L’une est inquiète, rêveuse, introvertie ; l’autre est souriante, joyeuse, lumineuse. Ensemble, elles grandissent, découvrent la vie, l’amour. Jusqu’à ce qu’un drame bouleverse le monde qu’elles se sont bâti… Un roman poignant sur l’amitié, le deuil, et sur ce point de bascule irréversible qui sonne la fin de l’insouciance. »

Mon avis

Après un « Tout petit rien », du même auteure, j’étais très impatiente de me plonger dans la lecture de ce nouveau roman.

Nous rencontrons ici deux héroïnes, deux amies que rien ne sépare. Dans le premier tiers du roman, l’une est « elle », l’autre est « tu ». Difficile de se plonger dans l’intrigue car difficile de mettre un visage sur ces pronoms. J’ai un peu buté sur ma lecture car on se sait pas trop de qui parle l’auteure à certains moment. Cependant c’est un choix, je pense, très intelligent car Elle et Tu peuvent être n’importe qui, il devient finalement aisé de s’apparenter aux personnages. Ces deux amies se connaissent très jeunes, et malgré les épreuves de l’enfance, les différences de caractère, de milieu familial et malgré les événements qui ponctuent l’adolescence, ces deux jeunes filles sont inséparables. Une très belle amitié défile sous nos yeux et malgré les amoureux et malgré la vie, rien ne les sépare.

Dans la deuxième partie du roman, « Elle » devient « Je », la lecture est plus fluide mais le thème de l’amitié passe au second plan, derrière celui du deuil. C’est un récit émouvant et on se demande comment un auteur peut écrire de façon si investie sur un thème pareil, serais-ce un brin auto-biographique ? C’est très poignant et la plume de Camille Anseaume est très poétique.

Cependant, certaines petites choses ont gâché mon plaisir, « Elle » est comme le résumé l’indique, une femme très inquiète, très peu sûre d’elle. La lecture est devenue compliquée pour moi car ce personnage, au final, m’a beaucoup agacé. J’ai eu du mal au début avec ses lamentations, et le drame qui survient après ne fait que renforcer ce sentiment de déprime entre chaque ligne. J’apprécie les histoires tristes mais je n’apprécie pas qu’on pousse le lecteur à l’empathie. Je n’ai donc ressenti aucune empathie pour les personnages et de ce fait, difficile d’apprécier pleinement le récit. On est réellement dans le pathos, c’est vrai qu’on ne peut pas tellement faire autrement avec ces sujets là mais malheureusement, l’auteure n’a pas déclenché chez moi la petite larme que je m’attendais à verser.

On nous fait comprendre que l’insouciance de l’enfance ne dure pas et que la vie adulte est difficile. Certes, des drames ponctuent nos vies, à tous. Cependant, peut-on vraiment tirer un trait sur l’ »insouciance » ? Ce sentiment fait de nous des personnes rêveuses et heureuses, pas besoin d’être un enfant. C’est ce qui m’a un peu déçue ici, il n’y a malheureusement pas de lueur d’espoir. Il est vrai que certaines personnes n’arrivent pas à surmonter certains drames et je les comprend parfaitement. Dans une auto-biographie j’aurais compris, ici je n’ai malheureusement ressenti aucune douleur pour les personnages touchés par le drame, ni pour la victime.

J’attends cependant avec hâte le prochain texte de Camille Anseaume car sa plume fait vraiment mouche à chaque fois !

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