Oct 282018
 

Ecrit par l’auteur islandais Ragnar Jónasson. Publié aux éditions de La Martinière, le 20 septembre 2018.

Merci aux Editions DE LA MARTINIERE pour le partage de ce bon polar islandais. Je crois que les meilleurs polars viennent du nord et celui-ci en est encore la preuve !


Résumé

« « Quiconque envisagerait de s’exiler devrait sérieusement s’intéresser à Siglufjördur, le village le plus isolé du nord de l’Islande. » The New York Times Mais que se passe-t-il encore à Siglufjördur ? L’inspecteur Ari Thór n’est pas venu à bout des secrets de ce village en apparence si tranquille. Lui qui avait fini par se faire à la rudesse du climat et aux hivers trop longs se sent de nouveau pris à la gorge par un terrible sentiment de claustrophobie. La ville est mise sous quarantaine car on suspecte une épidémie de fièvre hémorragique (sótt, en islandais). Les premières victimes succombent tandis qu’un crime vieux de cinquante ans remonte à la surface… Le huis clos se referme sur les habitants de Siglufjördur. C’est l’agent d’Henning Mankell qui a découvert Ragnar Jónasson et vendu les droits de ses livres dans vingt pays. Né à Reykjavik, Jónasson a traduit plusieurs des romans d’Agatha Christie en islandais, avant d’écrire ses propres enquêtes. La série des « enquêtes de Siglufjördur », village dont sa famille est originaire, connaît un succès retentissant en France et à l’étranger. »


L’avis de Caïtelhor

Une épidémie, un kidnapping, un empoisonnement… Une enquête complexe s’annonce !

Ambiance en huis clos dans le village de Siglufjördur. Pour le citer correctement, se référer en page 5… Guide de la prononciation qui est le bienvenu et sympa de surcroît ! Les habitants y sont confinés à cause d’une épidémie qui a déjà fait une victime. Et ce n’est que le début de l’intrigue ! S’ensuit la mort brutale d’un jeune homme, le kidnapping d’un enfant, un empoisonnement et une histoire vieille de cinquante ans qui refait surface ; tout part d’une photo. C’est le neveu de la victime, enfant à l’époque, qui donne les infos. Sur cette photo datant de 1956, un jeune homme y figure, personne ne le connaît. Il n’en faut pas plus pour que Ari Thór (on l’aime tout de suite) fin limier, et la journaliste Isrún (indispensable), décident de mettre tout en œuvre pour élucider le mystère de cette jeune femme retrouvée morte « suicidée »… Il est prêt aussi à affronter ces paysages fantomatiques et très dangereux, tel ce jour où le révérend Eggert décide de mener une expédition à Hédinsfjördur : « Vous imaginez ? Même sans fermer les yeux, on n’y voit rien du tout. » Ari Thór regarda dans la direction indiquée par le prêtre. Il n’aperçut d’abord que de vagues formes, lesquelles ressemblaient moins à des flancs de montagnes qu’à des silhouettes inquiétantes. » La seule lumière à Hédinsfjördur venait des huit cents habitants.

Les codes d’un véritable polar venu du Nord et un suspens insoutenable… 

Je n’avais jamais lu de Ragnar Jónasson. Grand fan d’Agatha Christie, il va traduire à 17 ans, 14 de ses romans en islandais. C’est prometteur ! Comme dans beaucoup de polars islandais (enfin de ce que j’ai pu lire), on est confronté à plusieurs embrouilles qui semblent ne pas être liées les unes avec les autres. Dans Sótt, tout semble reposer sur cette mystérieuse photo, mais petit à petit d’autres éléments viennent se greffer sur cette affaire. Attention, nous sommes dans un polar, donc il ne faut pas s’attendre à des scènes sanguinolentes, mais plutôt un suspense psychologique qui ne prend fin que dans les dernières pages.

Un roman riche dont il ne faut pas perdre le fil !

L’écriture de l’auteur est très agréable, on ne s’ennuie pas. Les chapitres sont bien structurés, assez courts. Les nouveaux personnages qui entrent en scène trouvent vite leur place et malgré les noms… compliqués (!!) on les cerne vite et on ne les oublie pas. L’ambiance aussi m’a beaucoup plu, on vit l’isolement de la population et sa solitude. Le village est en quarantaine et tout le monde est dans l’angoisse d’une éventuelle épidémie. Le tout sur fond de magouilles politiques où les hypocrites devront se dévoiler en plein jour.

C’est un roman dense en informations, qu’il ne faut pas lire, je pense, à intervalle irrégulier, de manière à ne pas perdre le fil (c’est ainsi que je l’ai ressenti) surtout que le rythme est bien soutenu, et le suspense total. Il donne envie de connaître le fin mot de l’histoire ! Moi, j’ai passé un bon moment !

Ragnar Jónasson

 

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