Ecrit par l’auteur James Osmont. Roman auto-édité paru le 09 octobre 2016.

Un grand merci à l’auteur pour la dédicace !


Résumé

« Les chemins tortueux font aimer les lignes droites. Mais sur la route de Sandrine, désormais aucun répit. Les nids de poules succèdent aux cahots. Depuis trop longtemps le voyage est solitaire, les virages serrés et les rencontres dangereuses sur le bas-côté. Égarée dans les labyrinthes de la dépression, abandonnée de tous, elle ne se doute pas qu’au détour d’un sentier, dans les impasses sombres et les recoins souillés, se terrent d’autres forces hostiles. De celles qui commandent aux aiguillages de l’existence. Encore une fois, le Mal l’attend au tournant… »


Mon avis

J’ai préféré ce tome-ci au précédant, qui avait déjà été un coup de cœur !

J’ai retrouvé avec joie les personnages qui m’avaient tant ému et tant choqué du premier volume. Sandrine bien évidemment, bien que son histoire ne soit pas forcément celle que l’on retient ! Régis est toujours omniprésent et son ennemi aussi : Prédateur. Un autre homme, tout aussi monstrueux apparaît dans ce trio déjà complexe.

Sandrine, comme Alice, passe de l’autre côté du miroir. Tantôt infirmière en psychiatrie, tantôt internée. Nous n’avons pas, pour aucun des patients, un diagnostique bien établi sur les troubles dont ils sont atteints. Les tortures de l’esprit sont bien trop complexes. Nous imaginons cependant que Sandrine côtoie une dangereuse dépression nerveuse suite au destin tragique de Régis. D’interne en internée, elle va se mettre à la place de celui qu’elle espérait sauver, mais bien incapable de se sauver elle-même, personne d’autre pour la soutenir non plus. Ce n’est pas un personnage auquel j’ai réussi à m’attacher. Elle est insignifiante dans ce récit, aux côtés du fort tempérament de Léonard, le Prédateur et de Thorsten.

Léonard était présent dans « Régis ». Lui aussi est bouleversé par sa mort, car ce dernier lui appartenait, pensait-il. C’était son jouet et la cible de toute sa violence. Léonard pensait que c’était à lui de le tuer, de le faire souffrir. Alors sa folie va se déverser sur les autres, les victimes vont être tantôt elle, tantôt lui, jusqu’à ce qu’il soit repu de gémissements, d’agonies et de prières. Alors Léonard devient un psychopathe. Avec une pathologie qui encore ici n’a pas de nom, mais qui fait un carnage. Monsieur Osmont joue avec nos nerfs en nous présentant des scènes horribles dont on ne peut s’empêcher de détourner le regard (façon de parler 🙂 ). Nous pénétrons, grâce à ses romans, dans des contrées où l’on ne peut s’empêcher d’être voyeur et c’est très dérangeant.

Ainsi pensons-nous que la psychiatrie n’a plus de secrets pour nous ! Faux ! Un dernier cas nous est présenté, celui de Thorsten. Troisième protagoniste, dont l’histoire n’est pas encore terminée… Un troisième tome peut-être ?

Une fois de plus j’ai été transporté par la plume de l’auteur, mélancolique et incisive. Un thriller au vocabulaire parfois un peu complexe mais tellement envoûtant que cela n’a plus d’importance une fois plongé dans l’intrigue ! Un joli clin d’œil aux chansons citées, qui allègent le texte et apportent un brin poésie.

James Osmont, auteur et photographe