Ecrit par l’autrice Dominique Marny. Publié aux éditions Presses de la Cité, collection Terres de France, le 16 mai 2019.


Résumé

« 1925. Dinard, sa vie balnéaire, ses casinos, sa végétation luxuriante et ses régates… Un cadre enchanteur et cosmopolite qu’affectionne Alice, qui, en quête de beauté et de modernité, décide de créer sa marque de papiers peints. Au cœur des Années folles, ne doit-elle pas croire en sa bonne étoile ? Stimulée par diverses rencontres artistiques, de durables amitiés et de tumultueuses amours, elle forgera son destin dans un monde où se profileront bientôt des menaces.
Dominant la mer, la villa Margarita sera son plus sûr refuge en cas de fortes tempêtes.
A travers les engagements et les choix d’Alice se révèlent le charme, la notoriété et les fastes de Dinard, perle de la côte d’Emeraude… »


L’avis de Caïtelhor

Merci aux Éditions TERRES DE FRANCE pour l’envoi de ce roman purement breton qui prend sa source à Dinard ou « la perle de la Côte d’Émeraude ». Vous n’y êtes jamais allés ? Alors lisez QUAI DE LA PERLE et vous verrez la magie opèrera, Dinard sera votre prochaine ballade c’est sûr. Pour moi, c’est chose faite ! J’ai voulu remettre le livre dans son contexte et ce fut l’occasion d’y aller en famille. Journée de partage et d’amour dans un décor à vous couper le souffle. Quand la magie d’un livre opère… Dinard fut la première station balnéaire haut de gamme en France. Vous longez la côte et vous avez une vue imprenable sur ces demeures magnifiques qui rappellent le temps de gloire et de richesse de l’époque. Je suis heureuse de ponctuer cette chronique « de cœur » par nos découvertes ce jour-là au fil de l’eau… jusqu’à la Pointe du Moulinet. C’est un aristocrate américain qui découvrit cet endroit majestueux et qui fit construire des maisons appelées « petites terrasses » revendues ensuite à des amis anglophones de Dinan.

Quai de la Perle est une surprise, car j’avoue que les premières pages me laissaient entrevoir une histoire un peu classique avec, il va de soi, de beaux personnages et une jolie romance. Mais au fil de ma lecture, je me suis laissée emporter par les courants bretons, par ces villes que je connais Dinan, Cancale et Dinard bien sûr. La romancière Dominique Marny a bien orchestré son histoire qui se déroule dans l’entre-deux-guerres avec une jeune femme Alice attachante et moderne qui décide de créer sa propre marque de papiers peints. Il faut dire que la période après-guerre est propice aux changements et un regain de nouveauté se fait sentir dans les foyers, le papier peint en fait partie.

Alice habite avec ses parents à Paris, ambiance compliquée entre une mère à l’orgueil démesuré et un père hanté par la guerre, devenu l’ombre de lui-même. Elle s’évade donc régulièrement à Dinard chez son parrain Henri où elle retrouve Hervé son âme sœur. Dinard en 1925 c’est la fête, l’insouciance, les amis et la plage. La belle vie pour cette classe aisée. Les rencontres (du même monde) telles que Mitza et Pierre qui lui présenteront Louis Favier, fabricant de gramophones et de postes TSF. Celui-ci souhaitant acquérir une propriété à Dinard propose à Alice de l’accompagner dans ses recherches. Rien ne viendra s’interposer dans leur bonheur naissant. Entourés d’amis, et la réussite étant au rendez-vous, c’est avec amour qu’ils se marient. Un bonheur parfait certes, mais l’enfant qui ne vient pas perturbe Alice alors que Louis n’en semble pas affecté. Peu à peu, les relations deviennent difficiles et après une ultime dispute, le drame survient… Il y aura un avant et un après Alice et Louis.

La romancière Dominique Marny distribue de nouvelles cartes dans la vie d’Alice qui devra tout reconstruire. Et j’ai trouvé cette partie du roman intéressante, car encore plus vivante, plus riche en rebondissements. Alice à présent seule dans son havre de paix « la Villa Margarita » ne baisse pas les bras et connaîtra une vie sentimentale avec son amant autrichien intense en émotion et en chagrin aussi. Une nouvelle guerre qui gronde et les destins explosent encore une fois. L’avenir se noircit et fait craindre le pire ; que restera-t-il après ?

C’est un roman qui sent bon l’iode, un roman d’été agréable plein de surprise. La romancière, petite nièce de Jean Cocteau a déjà à son actif de nombreux romans historiques et contemporains. Sa plume est subtile sans redondances. Quai de la Perle est une histoire romantique qui vous accroche, que j’ai lu avec plaisir en quelques soirées. Merci pour cette rétrospective d’un Dinard noble et architectural que j’ai redécouvert en famille avec un immense bonheur.

 

Dominique Marny