Roman écrit par l’auteur américain Stephen King. Publié aux éditions Albin Michel le 28 janvier 2015

Résumé

« Midwest 2009. Un salon de l’emploi. Dans l’aube glacée, des centaine de chômeurs en quête d’un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s’est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces. Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris. »

Mon avis

Je découvre Stephen King dans un univers de polar, genre qu’il maîtrise également à la perfection.

L’histoire commence comme un choc, le premier chapitre est époustouflant. Il contient tous les ingrédients que l’on s’attend à découvrir dans le roman : du sang, du suspens, de la folie, un véritable électrochoc. L’histoire s’installe du coup très vite et on se pose la question : va-t-il y avoir suffisamment de suspens jusqu’à la fin après ce premier chapitre si riche en émotion ? J’ai mis quand même trois semaines à lire la première moitié du roman.

Nous rencontrons tour à tour notre psychopathe Mr Mercedes et notre flic à la retraite Bill Hodges dans des chapitres qui alternent les deux points de vue. Le roman est bien rythmé, nous connaissons très rapidement l’identité de l’assassin et c’est vraiment captivant de se rendre compte que l’un et l’autre se côtoient au quotidien, cela rajoute à notre excitation sur les événements à venir ! Malheureusement, l’histoire est longue à démarrer, il y a des temps morts où je me suis ennuyée. Dès le début notre découverte est à son paroxysme, c’est compliqué de continuer dans la même lignée tout au long du roman.

La deuxième moitié du livre je l’ai lu en deux jours, les personnages sont vraiment entraînants, ils attirent beaucoup notre curiosité ! Le morbide est à son comble, les scènes malsaines et les scènes de sexe prennent davantage d’ampleur. On est vraiment dans un tourbillon de folie et il est très dur d’arrêter sa lecture, je me suis demandée jusqu’où l’auteur allait mener son histoire, quelles sont ses limites ?

La fin on s’y attend malgré tout un peu, rien de très innovant mais on attend quand même la suite avec impatience 🙂 C’est un très bon polar qui m’aurait plu davantage s’il n’avait pas été écrit par King. Connaissant son oeuvre je m’attendais à sortir de cette lecture plus bouleversée, plus choquée.

Illustration de Owen freeman

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