Publié aux éditions Presses de la Cité, collection Terres de France, le 4 octobre 2018.

Merci les amis de « TERRES DE FRANCE » pour l’envoi de ce roman qui sent bon la Provence, qui sent bon les fleurs et le parfum, j’ai passé un très agréable moment littéraire et… floral !


Résumé

« Iris a – presque – suivi à la lettre les ultimes recommandations de son père, Hippolyte :  » Si je meurs, pars de cette ville. Pars très loin, et n’approche jamais la famille Dorian.  » Peu après la visite de la richissime Marie-Claire Dorian avec laquelle il s’est violemment disputé, le paisible apothicaire et parfumeur est retrouvé assassiné. Dans une valise que le défunt avait cachée à son intention, Iris trouve de faux papiers, et des cahiers avec des formules de parfum. Sous une nouvelle identité, la jeune femme quitte le petit port breton pour Aix-en-Provence, où elle s’inscrit dans une célèbre école de parfumerie. Ses premières créations, inspirées des formules d’un carnet d’Hippolyte, remportent un vif succès. Son père avait un talent de génie… Mais Iris n’a jamais vraiment rien su de lui, de sa famille, Hippolyte ayant tiré un trait sur son passé. Lors de son apprentissage, elle rencontre Armand, issu de la prestigieuse lignée de parfumeurs Dorian. Son charme, sa prestance opèrent sur elle immédiatement. Elle accepte bientôt de travailler dans les laboratoires de la firme à Grasse. Mais elle ne peut révéler ses véritables motivations : son amour pour Armand, sa volonté de connaître la famille d’Hippolyte. Et celle de retrouver son assassin. »


L’avis de Caïtelhor

« Les parfums d’Iris » c’est justement l’histoire d’Iris jeune fille ayant du nez, ayant LE nez pour élaborer un parfum comme personne. Elle a tout appris d’Hippolyte, son père qu’elle adore. Elle surprend une violente dispute entre celui-ci et Marie-Claire Dorian ; elle découvre son père assassiné peu après dans sa boutique et reconnaît sans mal le flottement d’un parfum dans l’air, celui de cette femme… Avant sa mort, Hippolype avait fait promettre à sa fille de quitter la ville s’il lui arrivait malheur et surtout en aucun cas, s’approcher de la famille Dorian.

Elle se rend compte que son père avait tout prévu et ayant trouvé dans une vieille valise des faux papiers, de l’argent et les fameux cahiers auxquels Hippolyte tenait tant (ils contiennent ses formules de parfum) elle quitte la Bretagne pour Aix-en-Provence. Premières créations et déjà le succès est au rendez-vous. Sa route croise celle de Armand Dorian, des prestigieux parfums Dorian, le charme opère immédiatement, mais, car il y a un mais, Iris a un passé trouble jamais dévoilé par son père, qui était sa mère ? Quelle place tiennent les Dorian dans sa vie ? Pourquoi Hippolyte a-t-il été assassiné ? Trop de questions pour penser à l’amour. Pourtant Armand fait déjà battre son cœur…

J’ai été complètement séduite par ce joli roman qui se lit d’un trait. La plume de Florence Roche est apaisante comme les senteurs des parfums, comme les champs de fleurs de Grasses. L’histoire démarre rapidement et j’ai été agréablement surprise au fil des pages de découvrir une intrigue, l’assassinat de son père ; une quête, celle d’Iris à la recherche de ses origines, de son passé douteux qui va nous entraîner loin dans l’Histoire, celle des Lebensborn (ou Fontaines de vie, ces maternités qui produisaient de purs produits nazis) et une histoire d’amour dans les volutes de parfums enivrants. J’ai aimé découvrir la procédure utilisée et qui existe très certainement pour élaborer un parfum. Tout d’abord la note de tête suivie de la note de cœur pour terminer sur la note de fond qui fixe le parfum et le fait durer. « Philippon » décrit ces trois phases avec tellement d’amour lorsqu’il parle d’ » Evasion » ce parfum crée par Hippolyte :

 « J’ai respiré le parfum que tu as créé et que tu as appelé « Évasion », comme si tu parlais de nous deux. Il te ressemble : le jasmin pour la fragilité, la violette pour la couleur des yeux, du musc cétone pour l’odeur de ta peau, la coumarine. Il est divin. »

 Le roman garde ses intrigues jusqu’aux dernières pages on a donc d’autant plus de mal à le refermer ! C’est une belle histoire sentimentale parfumée de jasmin, de vanille, de ylang-ylang. Merci pour ce partage sympathique.