Ecrit par l’auteure canadienne Louise Tremblay D’Essiambre. Réédité aux éditions Charleston le 09 mai 2016.

Un immense merci à la maison Charleston pour cette belle lecture

Résumé

« Voici le deuxième volet des Années du silence, l’histoire de Cécile et Rolande, deux jeunes filles marquées par une grossesse qu’elle ont dû cacher , oublier… Cécile a fait la promesse à son fiancé disparu à la guerre de retrouver leur petite Juliette. Au fil des jours, Cécile cultive farouchement ses convictions, envers et contre tous … Pourra-t-elle retrouver le fruit de leur amour et faire perdurer ses plus douces espérances? La Délivrance, c’est un secret trop longtemps gardé qui éclate au grand jour. Mais c’est surtout la plus belle histoire d’amour, la plus vraie aussi: celle de la vie. »

L’avis de Caïtelhor

Louise Tremblay D’Essiambre signe le tome deux de la saga qui nous replonge dans l’univers de Cécile et Jérôme, réunis après quarante ans de séparation Cécile a présenté à Jérôme leur fille unique Dominique qu’ils avaient prénommée Juliette à sa naissance. Ils avaient été contraints de donner leur fille à l’adoption mais Cécile ayant juré à son amoureux parti à la guerre de la retrouver, à tenu sa promesse. Les retrouvailles sont malheureusement difficiles. L’amour est toujours là mais Cécile a de la rancœur envers son Jérôme. Chacun a subi les répercussions des décisions prises 40 ans plus tôt, chacun a eu une part de bonheur bien sûr mais aussi beaucoup de regrets et de tristesse.

Je suis très agréablement surprise tant au plaisir de me replonger dans la vie de Cécile et Jérôme que par le changement, à mon avis, de l’évolution des personnages beaucoup plus attirants que dans le premier volume. J’avais beaucoup aimé celui-ci mais les sentiments exprimés me semblaient comprimés, pas assez extériorisés. On avait l’impression de rester un peu « sur sa faim ».

Jérôme est malheureux car incompris de sa belle ; Don Paulo lui manque, il part pour la France. Don Paulo trouvera les mots qui manquaient à son ami pour se faire comprendre de Cécile.

« Quand on parle de recommencer, c’est que l’on admet que c’est pas bien. C’est que l’on constate un échec. Et moi, je ne regrette rien. Je ne veux rien recommencer. Je veux simplement aller de l’avant. Je veux bâtir. »

Jérôme repartira plus fort que jamais et fin prêt à reconquérir l’amour de sa vie. La tante Gisèle ne disait-elle pas :

« Il faut se battre et arracher son bonheur à l’existence. Qu’il faut oser dire les choses et faire les gestes qui s’imposent. »

On fait connaissance de François, petit fils de Cécile, fils de Dominique. François, ado, est un rebelle ; il sombre dans la drogue, la descente aux enfers s’achèvera par la mort de son ami Marco. Son chemin de croix continue malgré sa rencontre avec Marie Hélène.  Il trouvera sa voie, il sera travailleur de rue, pas courant mais c’est ce qu’il lui faut.

« Sois vrai envers toi-même, et, comme la nuit vient après le jour, tu ne pourras être faux envers autrui. »

Cette phrase de William Shakespeare va le guider dans sa nouvelle quête. Elle va nous permettre au fil du livre de faire des rencontres, Sébastien tout d’abord SDF et paumé, Claudie la petite serveuse mais aussi Gilbert l’homosexuel au grand cœur.

On retrouve un peu plus loin notre Cécile qui traverse encore une épreuve difficile et Dominique qui se réconcilie avec la vie.

Voilà, je n’en dirai pas plus, il faut lire ce beau roman plein d’émotions. Louise Tremblay d’Essiambre m’a fait vibrer, m’a fait verser des larmes devant la maladie de Cécile et le désespoir de François. On côtoie le monde des sans abri, monde cher à l’auteur, des homosexuels, des filles paumées, la maladie mais aussi un univers fait de solidarité, d’amitié, d’amour de son prochain et d’amour tout court.

J’attends avec impatience de me replonger dans les aventures de tous ces personnages très attachants, et surtout François qui vient d’apprendre la plus belle nouvelle de son existence compromise par un combat injuste qu’il va devoir  affronter et vaincre j’espère.

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Louise Tremblay D’Essiambre

Chronique du Tome 1 :