Ecrit par la mangaka Kanoko Sakurakouji. Publié aux éditions PIKA le 06 janvier 2016.

Par l’auteure de la saga Black Bird (terminée) – 18 volumes


Résumé

« Emiru est une jeune fille d’une grande beauté, mais elle a toujours été rejetée dans son village natal. Sa vie change le jour où elle rencontre Haru et Aki, les mystérieux tenanciers d’une boutique très spéciale. Ils sont les seuls à vendre « l’encens des âmes » , qui permet de communiquer avec l’esprit des disparus. Au fil du temps, des liens insoupçonnés se noueront entre les jeunes gens et chambouleront leur destinée… »


Mon avis

Après avoir dévoré la saga Black Bird de la même auteure, j’ai été ravie de constater qu’elle avait sortie une nouvelle trilogie !

Cette histoire se base sur un encens très spécial, qui, selon l’utilisateur, peut faire revenir les âmes pour un merveilleux tête à tête. Il faut cependant que l’intention première soit bonne.

Nous faisons la connaissance de deux jeunes hommes : Haru et Aki, tenancier d’une boutique annexe d’une grande usine de Tokyo. Ils sont les seuls à posséder cet encens si spécial qu’ils ne vendent que grâce au bouche à oreille.

Nous suivons dans un premier temps, dans ce qui fait office de prologue, l’histoire d’une jeune actrice, Naomi. Elle est forte, déterminée et très belle. Elle doit faire face à bien des remarques de ses collègues sur les plateaux de tournage mais veut prouver sa valeur et se raccroche à l’espoir d’être née pour ce métier. C’est cet espoir qui va la mener dans la boutique des deux frères, pour rencontrer une âme disparue, très cher à son cœur. Cette histoire pose ainsi l’intrigue en qui concerne l’encens et pose doucement les personnages. C’est une partie que j’ai beaucoup aimé!

Et puis vient la rencontre d’Emiru avec ces deux jeunes gens. Emiru est une jeune femme timide et naïve. Elle vient d’un pauvre village. Elle y a passé son enfance sous les injures des habitants car sa défunte mère n’était semble-t-il qu’une provocatrice prête à voler les maris de ses voisines pour un moment de plaisir. C’est de cette débauche que serait née Emiru. A la mort de sa mère, elle est prise en charge par son grand-père, un homme bon et gentil qui partait souvent mener des quêtes pour son travail. Elle a vécu dans le sillage de ce dernier, toujours sans espoir de quitter ce village un jour. Emiru nourrit d’ailleurs une grande rancune envers lui lorsque ce dernier décède. A sa mort, un paquet doit être remis aux deux tenanciers de la boutique. Voilà comment se rencontre notre trio. 

Une grande complicité s’installe rapidement entre eux, surtout avec Aki plus téméraire et plus amusant que son petit frère Haru, trop sérieux.

J’ai bien aimé l’intrigue bien que j’aurais souhaité en savoir davantage sur cet encens divin. J’espère que dans les deux prochains tomes cette histoire là sera plus complexe et plus développée. L’auteure privilégie les rapports humains à la magie, cependant, Emiru ne m’a malheureusement pas convaincue. Dans Black Bird, l’héroïne était tout aussi naïve mais était plus audacieuse. Ici, la timidité de cette dernière m’a souvent donné envie de lui botter les fesses 🙂 J’ai malgré tout bien apprécié les deux garçons aux antipodes l’un de l’autre. Ce sont eux qui font avancer le récit et le rendent amusant.

Je lirais la suite à l’occasion, en espérant avoir une bonne surprise dans le tome 2 🙂 D’autant que j’apprécie beaucoup le coup de crayon de Kanoko Sakurakouji qui dépeint à la perfection les détails des émotions ressenties par les personnages.