Ecrit et illustré par Joe Benitez. Publié aux éditions Glénat Comics le 01 juin 2016.

Résumé

« Dans un monde fait de magie et de science, une femme enquête sur son passé…
Elle est l’unique survivante d’une terrible expérience qui l’a laissée avec deux bras mécaniques. N’ayant aucun souvenir de sa captivité ou de son existence passée, elle s’est construit une nouvelle vie d’aventurière et de détective privée. Elle use de ses capacités uniques pour agir là où les autorités en sont incapables. Mais la quête de son passé perdu ne s’arrête jamais. Les journaux l’ont appelée : “ Lady Mechanika ” ! »

Mon avis

Pour les adeptes du genre steampunk comme moi, ce comics devrait vous intéresser !

Lorsque j’ai découvert Lady Méchanika, j’étais ravie de retrouver cette ambiance steampunk que j’apprécie tellement !

L’intrigue nous propulse dans le Londres Victorien, dans la ville de Mechanika. Cette ville est en proie à d’importantes innovations technologiques, où l’acier et les métaux sont utilisés aux côtés de la science et de la vie. Cette ville est également dominée par Lord Blackpool, Président de la Compagnie d’armement et de développement. Un homme dont le but est d’éliminer Lady mechanika en vue d’utiliser le mécanisme de ses membres pour créer de nouvelles technologies.

En effet, Lady Mechanika est une détective privée, dont les membres sont mécaniques. Elle a été créée il y longtemps par son Maître puis a été délivrée de cet enfer et de cette torture. Cependant, elle n’a plus aucun souvenir de cette vie passée, ignore l’identité de ce Maître et ignore sa propre identité. De ce fait, elle lutte contre l’utilisation de cette technologie sur les être humains. Elle est de nouveau confronté à son pire cauchemar lorsqu’une jeune fille disparaît et est retrouvée morte, des griffes d’acier a la place de ses mains. Lady Mechanika mène l’enquête avec son seul ami et allié, Archibald C.Lewis, un homme dévasté par la mort de sa femme qui noie son chagrin dans l’alcool mais qui reste un fervent serviteur de notre héroïne.

D’autres personnages côtoient Lady Mechanika et Lord Blackpool, notamment le Commandant Winter. Une femme dont l’allure ressemble au héros Albator. Autrefois sauveuse et amie de Lady Mechanika, elle s’allie désormais à Blackpool pour l’anéantir. Nous découvrons une troupe de cirque très originale. Sous le coup de crayon de Joe Benitez, l’ambiance de ce cirque est très sombre et un peu dérangeante, j’ai beaucoup aimé ce chapitre ! Et une nouvelle intrigue se profile discrètement à travers le personnage de Caïn, Maître potentiel de Lady Mechanika…

Si les dessins sont exceptionnellement surprenants et fascinants, l’intrigue manque un peu de profondeur. L’histoire avance lentement et à la fin du comics, le lecteur n’a pas vraiment l’impression d’avoir progressé. C’est malheureux car ce tome avait vraiment tout pour être une pure réussite. Je continuerais à lire cependant les aventures de Lady Mechanika et à suivre le travail de Joe Benitez qui est un illustrateur de talent. Une nouvelle série devrait voir le jour en 2017, il s’agit de « Wraithborn », une saga qui s’inscrit dans le genre Urban Fantasy.

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Lady Mechanika

Lady Mechanika – Commandant Winter

Wraithborn – 2017

A lire également ! 

Je vous présente un article paru dans le dernier numéro du magazine ComicBox de juillet-août. Un article de Zemo est consacré à la création du personnage Lady Mechanika. Le journaliste nous explique notamment le succès un peu mitigé de cette série qui pourtant surfe sur la vague très tendance du genre steampunk.

« Mais nous somme en 2010 et le destin de la série va fonctionner au ralenti, malgré des ventes très bonnes, à l’échelle de son éditeur originel, Aspen Comics. Joe Benitez va tout simplement prendre son temps (au-delà d’un délai raisonnable, d’après bon nombre d’observateurs, qui jugent que l’irrégularité a limité l’impact de la série). C’est ce qui explique qu’elle arrive seulement en VF (chez Glénat) en 2016. Il aura fallu des années avant que Benitez produise l’équivalent du premier tome (et encore avec l’assistance d’un autre dessinateur, Martin Montiel, sur le cinquième chapitre). »

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