Ecrit par l’auteure britanno-indienne Alison McQueen. Publié aux éditions Presses de la Cité le 19 janvier 2017.

Un immense merci aux éditions Presses de la Cité pour ce joli coup de coeur


Résumé

« L’impossible et sublime histoire d’amour d’une anglaise, fille de médecin, et d’un jeune domestique indien dans les splendeurs des palais des Maharajas. Quand Sophie revient en Inde, dix ans après son départ, c’est au bras de Lucien. Elle a accepté d’épouser cet ambitieux diplomate qu’elle connaît à peine, mais n’a rien oublié du pays de son enfance, ni de son premier amour… En elle vibre l’espoir de guérir enfin des blessures du passé. Mais à quel prix ? »


Mon avis

Tout comme « Monsieur Jean a un plan », j’ai reçu ce roman alors que je ne l’attendais pas. Avaient-ils deviné qu’il serait fait pour moi ?

Premier roman de cette auteure, publié en France, elle en a déjà écrit sept et j’espère que les autres parviendront jusqu’à nous en français !

J’aime beaucoup les romans teintés de faits historiques réels, sachant qu’Alison McQueen tient ses origines, en partie, de l’Inde, cela donne beaucoup d’importance au récit. Elle parle d’événements qui concernent le pays natal de sa maman et on imagine bien qu’elle se sente concernée par le destin de ces jeunes indiens. Ici nous sommes en 1947, lorsque commence la partition des Inde en deux états : le Dominion du Pakistan et l’Union indienne. Ce bouleversement géopolitique entraîna alors le déplacement de près de 12 millions de personnes pour aller vers l’un ou l’autre des Etats. Ceci pour comprendre un peu l’univers dans lequel vont évoluer nos personnages principaux.

Sophie arrive en Inde avec ses parents quelques mois avant ce décret officiel. Son père alors médecin, se voit offrir un poste dans l’un des somptueux palais d’un Maharaja. Sophie évolue auprès d’une mère autoritaire, antipathique, violente et insultante. Elle et son père sont très proches mais Sophie est malheureuse et renfermée, elle ne supporte plus les sautes d’humeur de cette mère, indigne de l’être. Son réconfort et sa dose d’espoir elle les trouve auprès de Jaag, fils d’un domestique. Leur amour va naître et grandir entre les murs du palais, jusqu’à ce que la rumeur enfle. Alors la séparation intervient, Jaag et son père doivent partir et ne plus revenir. Sophie a cependant un secret et lorsqu’il va être découvert, c’est l’explosion de sa famille qui va avoir lieu. A ce moment, la partition se concrétise, les indiens sont plein d’espérance et sont heureux de se libérer de leur statut d’esclave, mais à quel prix ?

L’auteure nous fait voyager à travers cette époque sombre du continent indien. Jaag va affronter beaucoup d’horreur avant de réussir à se reconstruire. Sophie quant à elle, se voilera la face, jusqu’à ce qu’elle remette les pieds en Inde grâce aux devoirs politiques de son nouvel époux. Jaag n’aura de cesse de la retrouver, Sophie n’aura de cesse de regretter ses choix passés.

J’ai vécu avec eux une aventure pleine de rebondissements, de tristesse mais aussi remplie d’amour. Celui qu’ils ont l’un pour l’autre depuis toujours. Nous vivons cet amour en même temps que les changements qui s’opèrent dans ce pays. C’est révoltant, tout comme le fait qu’ils n’arrivent pas à se rejoindre. D’autres personnages gravitent autour d’eux, le père de Sophie qui est un homme très touchant et très humain, mais aussi le mari de Sophie : Lucien, un gentleman que j’ai adoré détester. L’auteure nous informe sur d’autres petites choses, telles que le mode de vie des riches anglais diplomates en cette période troublée. Mais aussi les pensées fugaces des domestiques, qui bénissent les blancs de les payer autant malgré le dédain dont ils sont victime.

La fin m’a totalement chamboulée et émue, j’avoue que je n’y attendais pas. Je n’ai aucune réserve à émettre sur cette prodigieuse auteure dont j’attends les prochains romans avec une grande impatience !

Alison McQueen