Ecrit par l’auteur Frédérick d’Onaglia. Publié aux éditions Mon Poche le 16 mai 2019.


Résumé

« Déçue et trahie par son compagnon, Leila quitte la banlieue parisienne, où elle habite, et part se réfugier en Camargue sur l’invitation de son ami Anselme Maturin. Propriétaire d’une prestigieuse manade et président d’un festival très populaire dans la région, le vieil homme lui confie une mission au sein du comité d’organisation malgré la méfiance de son entourage, qui ne voit pas d’un bon oeil l’intrusion dans la vie culturelle locale de cette jeune femme au caractère bien trempé. Qu’importe, Leila profite pleinement de sa liberté retrouvée et prend un nouveau départ dans la vie : elle tisse de nouvelles amitiés, décroche un travail d’auxiliaire de puériculture à l’hôpital de Montpellier et renoue avec sa passion, l’équitation. C’est au cours de l’une de ses longues chevauchées qu’elle rencontre Vincent, le fils unique d’Anselme. En conflit avec son père, il séjourne rarement dans la région. La rivalité qui sépare les deux hommes serait-elle liée à la disparition accidentelle de la mère quinze ans plus tôt ? Idéaliste et passionnée, Leila va tenter de les réconcilier. Mais les secrets de famille sont parfois lourds à porter, et il n’est pas toujours bon de les déterrer… »


L’avis de Caïtelhor

Merci aux Éditions MONPOCHE pour l’envoi de ce roman sympa et sentant bon la Camargue. Ce n’est pas un coup de cœur, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. J’ai bien aimé cette jeune femme au pays des taureaux et des chevaux.

Leïla quitte sa librairie, et Gaël son amoureux par la même occasion, d’un claquement de doigts. C’est Anselme Mathurin septuagénaire et  client un peu particulier de la boutique qui est à l’origine de cette décision soudaine. C’est vrai qu’il observe, analyse Leïla depuis quelques mois, il a bien compris que la vie de celle-ci est loin de ce qu’elle avait rêvé ! Anselme apprécie la jeune femme qui représente un peu la fille qu’il n’a jamais eue. Aussi lui propose-t-il sur le vif qu’elle l’accompagne dans sa Camargue natale pour changer d’air « Pourquoi ne seriez-vous pas du voyage ! »

L’offre est tentante, mais irraisonnable. Pourtant elle s’imagine déjà galopant dans le vent et tentant pour une fois entre ses mains les rênes de son destin. Elle accepte, ne dit-on pas que « les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais ! —O. Wilde »

Frédérick D’Onaglia a bien choisi sa Leïla qui va se fondre dans un décor sauvage jusqu’à devenir celle qu’on nommera « la fille du delta ». Elle fera des rencontres exceptionnelles avec des hommes comme Tico le gitan qui lui apprendra le langage authentique de la Camargue. Elle sera initiée aux fêtes et rites camarguais d’où naissent la passion et l’amour de cette région. Leïla plissa les yeux : « Sous un soleil devenu printanier, le paysage ressemblait à ces aquarelles aux pastels dilués qu’elle avait vendus dans sa librairie. On se serait cru aux premières heures de la Genèse. »

Puis l’amitié qu’elle va découvrir auprès de la pétillante et amusante Marion, la reine des intrigues amoureuses Raphaël-Gilles ? Gilles-Raphaël ? Et l’amour « tout court » qui va guider ses pas vers Vincent, le fils d’Anselme. Marinette la mère de Marion les définira ainsi : « Vous êtes comme le mesclun, ces herbes mélangées qui poussent à la même exposition. »

Ils ne se quitteront plus et Leïla affrontera à ses côtés tous les secrets de famille qui ont empoisonné la vie du père et du fils. La rage et la colère grondent, jusqu’où peuvent aller la haine et les non-dits ?

Rien ne manque à ce roman frais, roman d’été à glisser dans son sac de plage. C’est une histoire simple, mais bien écrite. On ne s’ennuie pas et ce p’tit air de liberté sauvage qui flotte m’a bien emportée. Leïla fille du delta m’a conquise.

 

Frédérick d’Onaglia