Ecrit par l’auteure britannique Lucinda Riley. Publié aux éditions Charleston le 9 septembre 2016.

Un immense merci aux éditions Charleston pour cette splendide lecture.

Résumé

« Rosanna Menici n’est qu’une petite fille lorsqu’elle rencontre Roberto Rossini, l’homme qui va changer sa vie. Dans les années qui suivent, leurs destins vont être liés par leur extraordinaire talent de chanteur d’opéra et par leur amour obsessionnel l’un pour l’autre – un amour qui affectera leurs vies et celles de leurs proches. Mais, comme Rosanna le découvrira progressivement, leur union est hantée par des événements passés… Le parcours de Rosanna nous emporte des ruelles de Naples au monde prestigieux des plus grandes salles d’opéra. La belle Italienne est une magnifique histoire d’amour, de trahison et de découverte de soi. »

Mon avis

Ce roman me faisait de l’œil évidemment parce que Lucinda Riley m’a déjà conquise avec sa saga des Sept Sœurs. Après « La jeune fille sur la falaise« , il me fallait découvrir de quoi l’auteure était encore capable. Ce roman est une prouesse sentimentale. C’est une fresque émotionnelle éprouvante pour le lecteur. « De l’amour à la haine il n’y a qu’un pas« . En effet.

Nous mettons un pied dans le monde très particulier de l’opéra. Un monde superficiel et complexe où les chanteurs sont des passionnés, des amoureux de la vie. Dans cet univers où la lutte pour la réussite se fait à coup de piston ou grâce à des pots de vin. C’est là et grâce à son indéniable talent que Rosanna Menici nous apparaît dans toute sa splendeur.

Nous la rencontrons petite fille, elle a alors onze ans et vit dans l’ombre de sa magnifique soeur dont les parents ne jurent que par elle. Rosanna et Luca son frère aîné sont relégués aux basses besognes du restaurant. Mais lorsque Rosanna entonne un Ave Maria époustouflant, le jeune Roberto Rossini, talent en devenir à La Scala, l’école d’opéra la plus réputée d’Italie, il la pousse vers son ancien professeur. Il a vu en elle un don exceptionnel, elle a vu en lui, malgré son jeune âge, son futur mari.

La Scala, Milan

Grâce à son frère, Rosanna suivra pendant cinq ans des cours de chants sans en souffler mot à personne. En parallèle de sa carrière prometteuse, sa sœur Carlotta, qui a commis une faute par une belle nuit d’été, se voit jeter à la porte par son mari avec son bébé. Elle subira la défaite de son mariage comme quelque chose de bien mérité pour son erreur et partira chez ses parents, pour y vivre et aider au restaurant. C’est alors que Rosanna obtient une bourse et qu’elle part étudier à La Scala avec Luca pour la protéger.

De ce périple dans une grande ville, Rosanna nouera des amitiés, notamment avec Abi et rencontrera son futur époux, Roberto. S’en suivra une vie tumultueuse, faite d’amour et de passion mais également de mensonges, de trahison. Dans le tourbillon de cette relation, Rosanna côtoiera la maladie mais aussi la mort et l’abandon. Nous suivrons les péripéties de ce couple de Naples, à Milan, de Londres à New-York.

Metropolitan Opéra, New York

Lucinda Riley nous dépeint un monde fabuleux, émouvant, avec des personnages au charisme fou. On aime et on déteste Roberto, on veut protéger Rosanna mais aussi parfois la secouer. On veut aider les couples à se former et on prie pour qu’ils se défassent… Je suis passée par une palette d’émotion incroyable, pour finir en larmes les cinquante dernières pages.

Que dire, à part que ce roman est un roman qu’il faut découvrir absolument. Il m’est tombé entre les mains alors que le moral n’était pas au beau fixe et il m’a fait un bien fou. J’ai eu beaucoup de mal à le lâcher et j’ai fais bien attention à ne pas le finir trop vite.

Royal Opera House, Covent Garden, Londres

Lucinda Riley nous décrit parfaitement l’univers de l’opéra, je ne pensais pas adhérer à ce monde et finalement je me suis montrée très curieuse, elle m’a captivé. Dans la seconde partie du roman ce sont les personnages principaux qui sont vraiment au cœur de l’intrigue. Ils évoluent et apprennent, parfois un peu tard, de leurs erreurs. Ils sont certes caricaturaux, Rosanna est assez naïve, Roberto est le prototype exagéré de l’italien sans cœur et égoïste. Cependant, ils sont attachants et à la fin on arrive à les comprendre, on arrive à pardonner, notamment à Roberto.

Je recommande chaudement ce si beau roman. Il fut écrit dans la jeunesse de Lucinda Riley, elle l’a alors remis au goût du jour, et on espère qu’il y en aura d’autre des comme celui-là.

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