« Jennifer Teege est la fille d’une Allemande et d’un Nigérien. Confiée à un orphelinat à l’âge de quatre semaines, elle est adoptée à sept ans. Aujourd’hui âgée de 43 ans, elle travaille dans la publicité à Hambourg. Nikola Sellmairest journaliste pour le célèbre magazine Stern. »

Résumé

« Abandonnée par sa mère à tout juste un mois, ce n’est qu’à 38 ans, et par le plus grand des hasards, que Jennifer Teege découvre le secret de sa famille : elle est la petite-fille du commandant de camp de concentration Amon Göth, bien connu grâce au film de Steven Spielberg La liste de Schindler. Cette brute est le rival du héros sauveur des Juifs, Oskar Schindler. Responsable de la mort de milliers de personnes, Amon Göth a été pendu en 1946. Sa compagne, Ruth Irene, la grand-mère chérie de Jennifer, s’est suicidée en 1983. Jennifer Teege est la fille d’une Allemande – la petite-fille d’Amon Göth – et d’un Nigérien. Élevée dans une famille adoptive, elle a fait ses études en Israël. Avec cette découverte, elle est soudain confrontée à un secret qui ne la quitte pas un instant : comment vivre avec cet héritage familial ? Que dire à ses amis juifs ? À ses propres enfants ? Elle entame alors un profond travail de mémoire et reprend contact avec sa mère. Secondée par la journaliste Nikola Sellmair, elle part à la recherche de son histoire, se rend en Pologne, en Israël. Pas à pas, le choc que lui a causé la découverte des tréfonds du passé familial se transforme en une libération. Le récit de cet incroyable secret de famille décrit brillamment les conséquences dévastatrices des actes des nazis sur leurs enfants et leurs petits-enfants. Un témoignage bouleversant et une réflexion indispensable sur la mémoire. »

Mon avis

Ce témoignage évoque un sujet dont on parle peu, dont on a rarement entendu parler… Les descendants des criminels nazis. J’ai déjà lu des témoignages « de descendants de victimes » mais non « de descendants de criminels ». Et c’est une expérience de lecteurs vraiment passionnante.

Jennifer Teege, cette petite fille abandonnée a son premier mois qui grandira dans une nursery avant d’être enfin adoptée à l’âge de sept ans. A la nursery elle voyait sa mère et sa grand-mère régulièrement mais lors de son adoption, la mère déjà presque totalement absente perdra son droit de visite. Jennifer Teege rencontrera sa mère vers vingt ans avant de la perdre de vue de nouveau. Jusqu’à 38ans, où à la bibliothèque elle tombe par hasard sur un titre d’ouvrage qui l’interpelle et qu’elle découvre que l’auteure n’est autre que celle-ci. Dans ce témoignage elle apprendra que son propre grand-père était Amon Goëth, commandant du camp de Płaszów.

Comment vivre avec cette histoire familiale si forte alors que ses origines sont nigériennes et qu’elle aurait été considérée comme une petite fille impure par son grand-père ?

Jennifer Teege à fait ses études en Israël où demeurent ses meilleures amies. Comment leur dire que son grand-père a peut-être massacré des membres de leur famille ?

Le roman s’alterne entre la propre opinion de Jennifer, de son vécu, de son ressenti et de son parcours sur les traces de son grand-père. Puis Nikola Sellmair, revient sur la biographie des protagonistes, Amon Goëth, sa compagne Ruth Irene, folle amoureuse de lui au point de renier la vérité, sa maman Monika…

Le témoignage n’est pas émouvant comme pourrait l’être un témoignage de rescapé qui a vraiment vécu toutes ces horreurs mais il est poignant car les descendants de criminels ont longtemps été victime de préjugés jusqu’à la deuxième et troisième génération. Il est important de leur rendre un hommage pour avoir supporté toutes les critiques.

Beaucoup de livres et films sont cités en annexe et cela donne vraiment envie d’en connaître davantage sur cette version de l’Holocauste et de son Après.

Camps de Plaszow