Sep 222018
 

Ecrit par l’auteur Paulo Coelho. Publié le 6 juin 2018 aux éditions Flammarion.


Résumé

« Dans son roman le plus autobiographique, Paulo Coelho nous fait revivre le rêve transformateur et pacifiste de la génération hippie du début des années 1970. Paulo est un jeune homme aux cheveux longs qui souhaite devenir écrivain. Fuyant la dictature militaire brésilienne, il part faire le tour du monde à la recherche de liberté et de spiritualité. À Amsterdam, il rencontre Karla, une jeune Hollandaise qui n’attendait que lui pour s’envoler vers la nouvelle destination phare du mouvement hippie, le Népal, à bord du fameux «Magic Bus». Cette traversée de l’Europe sera le début d’une extraordinaire histoire d’amour et d’une quête de vérités intérieures qui les conduiront, eux et leurs compagnons de voyage, à adopter un nouveau regard sur le monde. »


L’avis de Caïtelhor

Merci aux Éditions Flammarion pour le partage de ce livre fort en couleurs. Avant même de le lire, beaucoup d’images vous reviennent à l’esprit rien qu’en regardant la couverture ! Mai 68, les voitures multicolores garées dans un champ, les filles en jupes longues et fleurs dans les cheveux, Jimmy Hendrix, John Lennon et Yoko Ono et bien sûr la devise « peace, love and freedoom ». C’est un énorme cliché, mais il y a des époques plus que d’autres qui ont marqué les esprits et celle-ci en fait partie.

Paolo Coelho est un jeune brésilien d’une vingtaine d’années, baba cool aux cheveux longs qui revendique sa liberté. Il veut faire un tour du monde, car il est à la recherche de spiritualité loin de la dictature qui étouffe son pays. Il se veut libre et écrivain.

Il entreprend un périple en sachant que deux villes l’attirent en particulier. Londres en Angleterre et Amsterdam aux Pays-Bas. « L’Europe à cinq dollars par jour » ça signifie qu’on peut manger, dormir et faire la fête pour presque rien. Il s’arrête aux Pays-Bas où il va tester toutes sortes de drogue sauf une l’héroïne. Il va danser et chanter avec les adeptes de Krishna, mais… ceux-ci prônent l’abstinence sexuelle… ce n’est pas pour lui non plus. Et puis, une rencontre. Karla la rebelle qui veut aller coûte que coûte à Katmandou. Elle a des choses à se prouver et se veut la plus forte. Elle veut « ferrer » Paulo pour l’embarquer dans son aventure à bord du « Magic Bus » — « Aujourd’hui, quand j’ai vu ce brésilien et ses yeux si brillants, j’ai découvert que c’est moi qui étais ennuyeuse à mourir. » le tout pour cent dollars en poche, pourquoi pas ? Bon le « Magic Bus »… laisse à désirer, c’est un bus genre vieux, car scolaire à l’état brut.

Le voyage se déroule sans grand problème malgré la promiscuité. La « LIBERTÉ » est leur devise alors bien que les premiers jours furent riches en échange, normal on apprend à se connaître et chacun raconte ses propres aventures et espérances, la suite du voyage est plus calme et tous se retranchent un peu dans leur rêverie ! Le bus s’arrête à Istanbul pour quelques jours et Paulo s’arrêtera là lui aussi. Karla suivra son chemin sans doute jusqu’à Katmandou, l’histoire ne le dit pas. « Karla et Paulo étaient en train de vivre ce moment où bien des relations qui auraient pu se terminer en grand amour se terminaient tout court. »Paul a une révélation il veut deux choses. Il veut voir les « derviches tourneurs » (personnellement je ne savais pas qui étaient ces personnages qui dansent le [la ?] samà dont les mouvements ressemblent à une toupie ! Et aussi son désir était de s’initier au soufisme. Un vieillard le prend sous son aile, il restera un an là-bas.

      Mon avis :

Je me suis laissée embarquée sans mal dans cette aventure autobiographique de Paulo Coelho. J’ai trouvé beaucoup de spiritualité et de liberté dans l’écriture de l’auteur, un p’tit vent hippie, logique puisqu’il a une vingtaine année cheveux longs… idées courtes ? Non, on retrouve le Paulo qu’on aime plein de poésie et de sagesse.

Il est certain que celles et ceux ayant lu ce livre et qui s’attendaient à connaître « l’éventuelle » vie dissolue de Paulo [sexe et amour libre ; drogue et paradis artificiel à tout va] ont du être déçus ! J’ai trouvé que le texte convenait tout à fait à l’image que j’avais de cet auteur que j’aime beaucoup. Son respect de la nature, la société de consommation à revoir, sa quête du bien-être intérieur et intellectuel, beaucoup de valeur qu’une grande partie de la population au vingt et unième siècle recherche désespérément.

« S’il faut devenir paysan, je le ferai sans problème, car cela me permettra d’être en contact avec la terre, le soleil et la pluie. »

Et lorsqu’il parle des drogues comme le haschisch, la marijuana ou le LSD il ne mâche pas ses mots non plus. Il explique les effets immédiats, la paix ou l’euphorie, la confiance en soi ou l’envie de manger comme de faire l’amour. Tu fumes du haschisch « Le monde est beau, je vois enfin les choses, vraiment. » Mais l’héroïne est un monde à part et la description qu’en fait Paulo fait peur. « Une félicité immense, indescriptible – Jésus sur terre, Krishna dans tes veines, Bouddha qui te sourit depuis le ciel – » le pire est à venir lorsque l’autre lui explique le baiser de l’aiguille quand il s’injecte cette substance.

Il est vrai malgré tout que le contenu peut être décevant par rapport au résumé de la quatrième page [très attractif] qui nous fait ressentir une envie d’aventure de spiritualité et d’amour ! Je me demande si ce voyage à lui seul a été complètement révélateur pour l’auteur comme pour ses compagnons [il en parle très peu] et s’il correspond bien à la dernière phrase :

« Cette traversée de l’Europe sera le début d’une extraordinaire histoire d’amour et d’une quête de vérités intérieures qui les conduira, eux et leurs compagnons de voyage, à adopter un nouveau regard sur le monde… »

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