Ecrit et illustré par Christophe Arleston et Alessandro Barbucci. Publié aux éditions Soleil le 20 février 2013.

Résumé

« Quand Fourmille prend son avion pour New York, elle est loin de s’imaginer que son voyage va prendre un tour étrange. Au milieu du vol, elle est abordée par une étrange créature qui lui demande si elle accepte l’héritage d’une tante disparue depuis 20 ans. Et après qu’un éclair ait touché le 747, c’est à bord d’un dragon qu’elle atterrit à New York. Elle découvre alors un monde complètement décalé, où tout est semblable à la Terre, mais tellement différent. Ici, pas d’électricité, et c’est dans un Manhatan d’heroic fantasy qu’elle se trouve plongée. Au cœur de l’intrigue, une race étrange, les Preshauns, qui semble dominer cet univers parallèle, Ekhö. »

Mon avis

Cette bande dessinée fut mon choix de la rentrée chez France Loisirs ! Je ne prends que rarement des BD mais vu le nombre de romans dans ma PAL, je me suis dit qu’au moins cela me détendrait les yeux de me concentrer sur des images plutôt que sur du texte ! Et j’ai eu raison, j’ai beaucoup apprécié ma lecture !

Fourmille Gratule est une jolie jeune femme qui nous rencontrons à bord d’un avion en direction de New York, son voisin est Yuri, la quarantaine. Lorsque l’avion fait de dangereux loopings dans le ciel, qui ne laissent rien présager de bon, Fourmille agrippe le bras Yuri… Lorsqu’ils se réveillent, les voilà propulser à Ekhö, un monde fantastique, miroir de la ville de New York. Ici les humains sont extrêmement rares, l’espèce dominante est un rongeur appelé Preshaun. Manque de chance pour Yuri, le fait qu’elle se soit accroché à lui, le voilà lui aussi propulsé dans ce monde parallèle. Les taxis se font à dos d’animaux, les avions sont des dragons et voilà Fourmille à la tête d’une agence artistique qui appartenait à feu sa tante Odelalie.

L’intrigue est amusante et les personnages sont drolatiques également. Il ne s’agit pas seulement de la découverte d’un nouveau monde car Fourmille possède une aptitude bien dérangeante, son corps se retrouve possédé par les défunts, elle doit résoudre le crime pour redevenir elle-même. Cela commence avec sa tante qui semble avoir été assassinée.

Outre les dialogues cocasses, cette bande dessinée recèle des planches magnifiques. J’ai vraiment été happée par les illustrations de Alessandra Barbucci . Alors oui, cet univers onirique est peuplé de « filles aux gros seins » et la femme s’apparente à une femme-objet, les personnages sont un peu caricaturaux mais il faut vraiment considérer cette œuvre au second degré car ces éléments-là amènent aussi une pointe d’humour. Petit clin d’œil également, (un fait exprès ?) à l’univers d’Alice au Pays des Merveilles et à l’heure du thé, qui rend les jeunes Preshauns complètement marteau 😉

3_coeurs

 Le travail de l’auteur et de l’illustrateur parle de lui-même :

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