Ecrit par l’auteure Irlandaise Mary Costello, qui a reçu l’Irish Book of the Year Award 2014 pour ce premier roman. Il a été publié aux éditions Le Seuil le 5 mars 2015.

Résumé

« Tess a sept ans lorsque sa mère meurt de la tuberculose. Nous sommes en Irlande dans les années 40, dans le vaste domaine familial d’Easterfield. Avec cette perte, se creuse en l’enfant silencieuse une solitude fondamentale. Tess a vingt ans lorsque des études d’infirmière la poussent à Dublin ; peu après, sa sœur Claire lui propose de venir tenter comme elle sa chance à New York. La vaste métropole et le tourbillon des années 60 emportent la timide jeune femme vers son destin. »

Mon avis

J’ai eu un beau coup de cœur pour la qualité de l’écriture de ce roman. La plume est légère, fine et il s’en dégage une sensation de grande nostalgie. Nous suivons le destin d’une femme parmi tant d’autre qui traverse beaucoup d’épreuves et dont la sensation de solitude ne la quittera jamais d’un pays à un autre. C’est une anti-héroïne qui à vécu de grands passages à vide au fur et à mesure que les malheurs s’abattaient autour d’elle et j’ai ressentie une grande empathie envers cette femme.

La seule chose qui manque à notre personnage c’est le courage et la témérité. J’ai été bouleversée et charmé la plus grande partie du roman mais à la fin je me suis un peu lassée du fait qu’elle ne se batte pas, qu’elle ne combatte pas pour le bonheur. Le roman reste une belle prouesse car j’ai vraiment été atteinte par toutes les émotions ressenties par notre personnage. Cependant, à la fin de chaque chapitre, à force de voir ma propre nostalgie être sollicitée comme ça j’ai été moins captivée par l’histoire. La fin m’a un peu agacée et je me demandais, selon les passages, où l’auteure voulait réellement en venir.

Ma perception au final n’a pas été celle que j’aurais aimé avoir mais je ne doute pas que beaucoup seront davantage touchés que moi.

Voici un avis à propos de ce livre, qui le résume parfaitement :

« Avec une dévotion extraordinaire, Mary Costello donne vie à une femme qui, sans elle, se serait fondue dans la masse des fragiles et des humbles. » J. M. Coetzee

En effet, ce n’est pas un personnage haut en couleur, c’est un personnage qui ressemble au commun des mortels mais auquel je ne me suis pas attaché. C’est une femme qui dégage beaucoup trop de tristesse et de mélancolie.

Je le recommande vivement aux amateurs d’écritures sensibles, aux amateurs de poésie et de légèreté. A tous ceux qui s’attachent à ces (anti)-héros tourmentés et fragiles qui méritent notre empathie. 

C’est un très beau roman mais qui ne m’a pas personnellement atteinte.

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