Ecrit par l’auteure allemande Dörte Hansen. Publié aux éditions Kero le 05 mai 2016.

Un grand merci à cette maison d’édition pour cet envoi.

Résumé

« C’est au printemps 1945 que la petite Vera voit pour la première fois la vieille ferme perdue au cœur d’un immense verger. Sa mère et elle viennent de traverser à pied une Allemagne en ruines. Soixante-dix ans plus tard, Vera, qui occupe toujours la maison, voit débarquer à son tour sa nièce, Anne, en pleine rupture amoureuse, et son jeune fils Leon. Les deux femmes, fortes têtes et solitaires, vont affronter ensemble une histoire familiale traversée de secrets et de non-dits. Sauront-elles redonner vie à ces murs hantés par les chimères du passé ? Pour cela, il faudra d’abord apprivoiser les habitants du village qui ne manquent ni de caractère ni d’originalité… »

Mon avis

Malheureusement ma chronique concernant ce roman ne sera pas très étoffée car je n’ai pas terminé ma lecture. C’est la première fois qu’un roman des éditions Kero ne me plait pas, en général je raffole de leurs publications. Il avait pourtant tout me plaire, un contexte historique intéressant : il commence en 1945, des personnages au demeurant attachants et l’attrait d’une plume que je ne connaissais pas.

J’ai beaucoup apprécié le début du roman où l’auteure raconte la fin de la guerre avec une grande maîtrise. Vera et sa maman sont deux réfugiées qui trouvent asile dans une ferme, Vera est alors une petite fille, elle et sa maman aident beaucoup dans les champs pour la cueillette des pommes. Cependant, sournoisement, une guérilla s’installe entre la maîtresse des lieux et la maman de Vera. Lorsque cette dernière épouse le fils unique présent sur les lieux, les drames n’en finissent pas. Karl, le beau-père de Vera est un rescapé des camps. L’auteure décrit très bien les sentiments qui l’habitent, les cauchemars qu’il fait sans cesse et son absence continue de réactions. C’est pourtant lui qui finira par élever Vera.

En parallèle nous suivons  la vie d’Anne, la nièce de Vera et de son fils Leon. Cette intrigue m’a moins captivée, leurs petits déboires quotidiens ne m’ont pas ému et j’ai trouvé qu’il y avait un cruel manque de cadre spatio-temporel pour raconter ces deux histoires à deux époques différentes. Je me suis un peu perdue dans les personnages et dans les années à laquelle étaient racontées leurs aventures. Au bout d’une cinquantaine de pages cela a finit par m’agacer.

J’ai donc finit par abandonner ma lecture. A regret parce que le livre m’a beaucoup interpellé à sa sortie. Je pense qu’il n’était pas fait pour moi et qu’il ne s’inscrivait pas dans mes intérêts livresques ! Je suis néanmoins ravie d’avoir pu en débuter la lecture, ainsi je n’aurais aucun regret ! Je ne doute pas qu’il saura trouver son public en public tout comme il l’a trouvé en Allemagne, je souhaite beaucoup de réussite à l’auteure qui a cependant une très jolie plume.

Dörte Hansen