Juin 022018
 

Ecrit par l’autrice française Béatrice Courtot. Publié aux éditions Charleston le 10 avril 2018.

Un grand merci à la maison d’édition pour sa confiance


Résumé

« Marseille, 2016
En démontant le faux plafond d’un hôtel en travaux, un ouvrier tombe sur une boîte en fer rouillée contenant les souvenirs d’une vieille dame. Magdalena. Mais que se cache-t-il derrière cette photo de mariage ?
Son arrière-petite-fille, tenancière du Café de l’Ensaïmada, une institution culinaire à Paris, décide alors de partir à la recherche de ses origines majorquines qu’elle ignorait jusqu’alors. Elle quitte son quotidien épuisant pour la douceur et le farniente méditerranéens. Dès son arrivée sur l’île, Anaïs va réveiller des secrets de famille cachés depuis des générations. Mais la tâche ne s’avère pas si facile. Miquel, le nouveau propriétaire de
l’orangeraie qui appartenait à son aïeule, ne se montre pas du tout coopérant.

Majorque, 1935
Magdalena, jeune pâtissière, confectionne chaque jour des ensaïmadas, ces brioches majorquines entortillées et saupoudrées de sucre glace. Très vite, la guerre civile espagnole frappe aux portes de son village qui devient le théâtre d’affrontements sanglants et de drames familiaux. Au péril de sa vie, Magdalena s’engage alors dans la résistance, avant de devoir s’enfuir vers la France.

Entre Majorque et Marseille, deux destins de femmes bousculées par la Guerre d’Espagne et un secret de famille, mais unies par une même passion : la pâtisserie. »


L’avis de Caïtelhor

Orangers au Maroc ©Caïtelhor

Découverte totale puisque c’est le premier roman de l’autrice, jeune femme originaire de Bordeaux qui voit son livre couronné de succès. La vallée des oranges est le lauréat du prix du livre romantique 2018.

Tout d’abord la page 4 et un résumé succinct, mais qui m’a interpellée aussitôt. J’aime beaucoup ce mode de scénario partagé entre deux époques. C’est le cas ici, deux périodes bien distinctes, 1935 et 2016, deux destinations ensoleillées Majorque et Marseille et deux femmes donc deux destins, ceux de Magdalena et d’Anaïs. Voilà qui s’annonce bien !

Dans la démolition du faux plafond d’un hôtel (nous sommes à Marseille), Paco, un ouvrier, les yeux rougis par la poussière, distingue une vieille boîte rouillée coincée entre deux morceaux de plâtre. Il la sort de là et l’ouvre délicatement. À l’intérieur, il découvre une photo jaunie, un vieux cahier, une médaille en or et une balle de fusil. Ces souvenirs sont ceux de Magdalena. Le tout atterrit au service des objets trouvés de la ville. Les employés curieux font la relation par internet avec le « café de l’Ensaïmada » connu pour ses spécialités majorquines tenu par Anaïs. On mentionne sur le site le nom de la fondatrice qui n’est autre que l’arrière-grand-mère de la jeune femme. Ce nom correspond à la signature retrouvée sur le vieux cahier : « Magdalena Cardenas Oliver ». Anaïs est appelée et invitée à venir récupérer la boîte pour peu qu’elle ait une valeur sentimentale pour elle.

Anaïs est sous le choc et sa décision immédiate. Elle récupère ses souvenirs et part sur-le-champ à la recherche de ses origines et sur les traces de son aïeule. Elle ne le sait pas encore, mais sa vie va prendre un virage à 180 °. Mais est-elle prête pour un changement radical de vie ?

La magie opère, l’histoire s’installe et les événements s’enchaînent. Il n’y a pas de « blanc ». Béatrice Courtot réussit parfaitement la performance. Anaïs et Magdalena sont attachantes et l’on navigue d’une époque à l’autre avec plaisir. Quatre-vingts ans séparent les deux femmes et pourtant chacune prendra sa vie en main. Leur destin se ressemble un peu puisqu’elles quitteront tout. Les conditions sont terribles pour Magdalena qui vivra de plein fouet la guerre civile espagnole. Sa vie vole en éclat et elle part, car elle n’a plus le choix. L’autrice me fait découvrir tout un pan de l’histoire de Majorque à cette époque tourmentée, c’est très enrichissant.

Anaïs sans attache à part ses responsabilités professionnelles va jouer son va-tout. Elle veut connaître le passé de son aïeule et va découvrir un secret de famille. Une chose l’unit à Magdalena : l’amour pour la pâtisserie. Béatrice Courtot joue sur tous les plans. Anaïs va marcher dans les pas de son aïeule, retrouver l’odeur des oranges, les paysages, ces vieilles femmes qui ont connu Magdalena et qui gardent des souvenirs emplis de bonheur et de tristesse aussi. D’ailleurs, elles diront à Anaïs en parlant de son arrière-grand-mère : l’incarnation d’une force intérieure sous une apparence douce.

« Comme l’amertume de l’orange, si puissante, sous le sucre glace de l’Ensaïmada »

On ressent tout, la transition des deux époques est subtile, vibrante d’émotions. On quitte Marseille et ses cafés débordants de vie et de soleil, ville aux multiples facettes pour une île superbe qu’est Majorque où l’on ressent la douceur de vivre et le farniente de ses habitants. J’ai adoré l’histoire de Magdalena tragique et romantique, mais aussi celle d’Anaïs sublimée par sa rencontre avec Miquel à la Finca ! Il y a de l’amour dans l’air ! Et puis on se laisse séduire par les recettes majorquines en début de chapitre, c’est alléchant, ma préférée est « la ratatouille majorquine » et bien sûr l’Ensaïmada que j’aimerais bien goûter un jour.

« La nature possède le secret du bonheur. »   George Sand

C’est un premier roman dont on se souviendra alors bien sur 227 pages ça paraît peu ! J’ai eu l’envie de continuer à tourner les pages pour voir… Et je découvre une nouvelle inédite de l’autrice ! « Esperanza » en téléchargement. Esperanza est le premier enfant d’Antonella et Bernat les amis de Magdalena. Cet enfant est une lueur d’espoir, nous sommes en 1935 pendant la guerre civile espagnole. Mag est engagée dans la résistance…

L’histoire continue donc Merci !

Agapanthe, symbole de l’amour

  One Response to “La vallée des oranges – Béatrice Courtot”

  1. J’adore ce genre de roman, en plus il est écrit par une autrice française, c’est fort chouette ! J’essaie de lire de plus en plus de littérature française, donc c’est top. Il n’a pas l’air bien long, mais fort en émotion quand même ! Merci pour la jolie découverte 😀

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