Témoignage écrit par Paul Watson, fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society. Publié aux éditions Glénat le 06 janvier 2016.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Glénat pour cette lecture

Résumé

« Il existe des solutions au dérèglement climatique mais personne ne semble vouloir les entendre.
Fidèle à ses méthodes d’activiste, Paul Watson dégaine un manifeste. Cet opuscule uppercut qu’il a remis aux différents gouvernants participant à la COP21 s’adresse à chacun d’entre nous »

Mon avis

Ce petit livre m’intéressait beaucoup car je pensais apprendre beaucoup de choses sur la préservation des océans et de la nature. Etant destiné aux protagonistes de la COP21 (30 novembre-12 décembre 2015  à Paris) je pensais que les informations véhiculées ici seraient des plus percutantes. Malheureusement, mon enthousiasme est retombé comme un soufflé !

Ce petit manifeste n’est pas un livre coup de poing mais un gros récapitulatif de ce que nous savons généralement tous sur la condition des océans, sur la pollution et la disparition des espèces. Je pense que les personnes qui s’intéressent à ce sujet comme cela est mon cas, n’apprendront pas grand chose. Ce que j’ai retenu de ce livre ce sont les citations qui ponctuent le propos de l’auteur, c’est-à-dire le moins important ici !

Cet opuscule est divisé en plusieurs micro-chapitres, chaque page ou double-page aborde un point précis, tel que l’eau, le changement climatique, l’accroissement mondial de la population. Pour chaque thème abordé, il y les fâcheuses conséquences pour l’homme et la planète. Paul Watson nous rappelle les promesses du gouvernement et ce qui n’a absolument pas changé. Il nous démontre que depuis plusieurs années déjà les décisions n’avancent pas et que l’humanité court à sa perte.

Je trouve que ce livre est un petit recueil d’idées fort intelligentes mais non novatrices, davantage tourné vers l’apprentissage en classe que pour des ministres ou des députés. C’est un très bon support pour apprendre au collège l’importance de la préservation des espaces et des espèces mais je doute qu’il est fait mouche auprès des gouvernants présents à la COP21. Personnellement je ne ressorts pas de ma lecture « ébranlée dans mes certitudes ». D’autant que la préface signée Lamya Essemlali, cofondatrice et présidente Sea Shepherd France et codirectrice de sea Shesherd Global, fait un douloureux parallèle entre la disparition des océans et les attaques terroristes à Paris en cette fin d’année 2015. J’ai trouvé le propos déplacé. Elle met en avant le fait que François Hollande ait pris des mesures instantanées pour cet événement mais qu’il délaisse l’attaque environnementale. J’ai trouvé qu’au vue des familles des victimes encore en deuil; le rapprochement était inadéquat.

Le prix est abordable, 4,99€ dans le commerce. Je le recommande aux novices qui se préoccupent de la préservation des océans et de l’environnement, on apprend forcément tous quelque chose en lisant ce livre mais en ce qui me concerne, il n’a pas répondu à mes attentes.

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Paul Watson