Nov 012017
 

Ecrit par l’auteure américaine Barbara Wood. Publié aux éditions Presses de la Cité le 01 juin 2017.

Un grand merci aux Editions Presses de la Cité ainsi qu’à l’auteure Barbara Wood pour la lecture de ce joli roman

Résumé

« En 1920, dans le désert de Palm Springs, une jeune femme se bat pour son indépendance et la préservation de territoires sacrés indiens. En épousant Nigel Barnstable, Elizabeth est convaincue d’avoir réalisé l’union parfaite : un mariage d’amour avec un lord anglais. Eprise de liberté et d’indépendance, elle fuit la société huppée new-yorkaise pour suivre son mari en Californie. C’est alors seulement qu’elle découvre le véritable visage de Nigel, celui d’un aristocrate déshérité, en quête de revanche, qui n’en a qu’après son argent. Avec sa dot, il achète de larges parcelles de terre. Pour les cultiver, il a besoin d’eau. De beaucoup d’eau. Or, l’eau de la vallée appartient aux Indiens cahuillas. Nigel compte bien arriver à ses fins, quitte à briser ceux qui se mettront en travers de sa route, épouse comprise. Il est temps qu’Elizabeth prenne son destin en main et mette fin aux délires mégalomanes de son époux. »

L’avis de Caïtelhor

J’ai comme à chaque fois, un immense plaisir à lire cette auteure que j’ai découvert il y a de nombreuses années. J’ai bien sûr lu « Et l’aube vient après la nuit » énorme best-seller à l’époque ; en ce qui me concerne, j’ai nettement préféré « African lady » et « Australian lady ».

 Éternelle voyageuse, chaque roman nous transporte à travers l’Europe, l’Afrique, l’Egypte ou l’Alaska où se trame en général une belle histoire d’amour comme elle en a le secret.

 « Terres d’espérance » nous transporte dans le désert de Palm Springs en 1920 et déjà on s’évade :

« Le désert est plein de surprises, dit Cody. Le territoire Cahuilla comprend de hautes montagnes, des vallées boisées, des canyons rocheux, de vastes étendues de désert, des oasis de palmiers et de peupliers sauvages, d’impétueux ruisseaux de montagne et des étangs aussi bleus qu’un ciel d’azur. »

Elizabeth épouse contre l’avis de ses parents un lord anglais Nigel Barnstable dont elle est très amoureuse. Elle échappe ainsi à la société huppée new-yorkaise… et à sa famille pour suivre son mari en Californie. Elizabeth se rêve libre et indépendante et  Nigel promet. Mais c’est un tout autre visage que va dévoiler celui-ci lorsqu’ils arriveront à destination. Aristocrate déshérité et prêt à tout pour prendre sa revanche, il n’en veut qu’à son argent. Avec sa dot, il va acheter d’immenses parcelles de terre qui nécessiteront beaucoup d’eau, où la trouver ? Ou plutôt à qui la voler car cette eau appartient aux indiens Cahuillas. Qu’à cela ne tienne.  Rien ne l’arrêtera, personne ne devra se mettre en travers de sa route et surtout pas sa femme. Elizabeth comprend à ses dépens qu’elle va devoir se battre mais elle ne sera pas seule.  Elle peut compter sur sa fidèle femme de chambre Fiona et sur Cody qui veille sur elle et la protège. Elizabeth prend alors son destin en main et abat ses cartes, les unes après les autres pour tenter de contrecarrer la folie de son époux.

 J’ai été une nouvelle fois séduite par l’écriture de Barbara Wood et par cette intrigue. C’est une belle histoire d’aventure et d’amour sur toile de fond « désert et indiens ». A la base, j’avoue que je ne suis pas vraiment fan des indiens en littérature mais l’auteure a su bien distiller les éléments. Aussi, on se prend en pleine face le choc des cultures de l’époque et toutes les incompréhensions ou tensions de chacune des parties. Croyances, coutumes et peur des blancs chez les indiens d’une part et modernité, diversité mais aussi beaucoup d’incompréhension vis à vis de ces peuplades marginales d’autre part. Chacun campe sur ses positions et l’auteure construit l’histoire de telle sorte qu’au fil des intrigues et des coups fourrés, chacun va prendre conscience du besoin qu’ils ont les uns des autres et que l’entraide est peut être  la solution à tous leurs problèmes.  Barbara Wood aborde aussi la difficulté que rencontrait les femmes pour s’imposer et du manque de considération à leur égard (déjà à cette époque!). Alors Elizabeth ne peut que nous émouvoir, sa générosité et sa détermination la rende attachante, quel destin de femme. Une vie d’aventurière complètement aux antipodes de ses origines « bien née » !

 Merci à Barbara Wood pour cette histoire romanesque et dépaysante. Le roman se lit d’une traite, avec une parfaite syntaxe, riche de détails et de couleurs chatoyantes. Je repense à la descriptions des grottes de Palm Springs, à la lueur d’une lanterne ou de la chaîne de montagnes lorsque le soleil se couche…

« Soudain, la chaîne de montagnes tout entière passa du rose à l’orange, puis au rose orangé. Et puis, en un clin d’oeil, les montagnes devinrent rouges ! Les sommets irréguliers et les pentes arides flambèrent d’une teinte cramoisie. On aurait dit qu’ils allaient prendre feu. »

  2 Responses to “Terres d’espérance – Barbara Wood”

  1. J’ai découvert Barbara Wood le mois dernier avec Inavouable Héritage, un roman dans la veine des romans à secrets de Kate Morton. J’ai beaucoup aimé ! Le roman était assez court mais je n’ai vraiment pas vu le temps passer et j’ai été rapidement prise dans l’histoire. Je ne connais pas celui-ci, mais je le note, je me dis que, peut-être, il pourrait me plaire ! ! 😉 Merci pour cette chronique qui me permet d’en savoir un peu plus sur ce roman qui risque de rejoindre ma WL rapidement et peut-être ma PAL un jour prochain… 😉

  2. Tout à fait le genre de livre que j’adore. Je me le note. Merci pour cette chronique !

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