Nov 052014
 

 Ecrit par l’auteure américaine Gail Carriger de son vrai nom Tofa Borregaard – Publication en France le 12 janvier 2011 chez Orbit

Résumé

« Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté ! 
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. 
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ? »

/!\ SPOIL

L’univers du roman

Steampunk bien sur !

J’ai vraiment adoré tout l’univers du livre, il répond à 100% aux codes du steampunk : la bonne société victorienne du XIXème siècle et les machines à vapeurs ! Pleins de petits clins d’œil aux accessoires utilisés à cet époque là.

Voici quelques petites choses relevées ici et là :

D’abord la description de son ombrelle, rien de bien stupéfiant mais toujours la petite touche de cuivre et de dentelles qui va si bien à la mode vestimentaire steampunk actuelle : « Un objet noir à fanfreluches sur lequel étaient cousues des pensées mauves; la structure était en cuivre et sa pointe en argent contenait de la chevrotine » 

Ensuite les bésicles du professeur Lyall : « Il l’ouvrit avec un cliquetis et en sortit une paire d’objets semblables à des besicles la plus bizarre qu’on ait jamais vue. La monture était dorée et l’un des côtés comportait de multiples lentilles entre lesquelles semblait se trouver une sorte de liquide. L’appareil était également surchargé de petits boutons et de molettes. Le professeur Lyall posa cet objet ridicule sur son nez. »

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« Il y avait là le premier moteur à vapeur jamais construit, avoisinant un monoroue d’argent et d’or. »

« La voiture comportait une bouilloire à manivelle permettant de prendre le thé en marche, un appareil de vue monoculaire à longue distance pour mieux apprécier le paysage, et même un petit moteur à vapeur relié à un système hydraulique complexe. »

« Chaque pièce contenait des machines complexes d’un genre ou d’un autre. La plupart semblaient employer la vapeur. D’immenses soufflets dotés d’énormes rouages et bobines facilitaient les mouvements ascendants et descendants […] Tous, indépendamment de leur taille, étaient ornés d’une pieuvre de cuivre rivetée quelque part sur leur boitier. »

« Ce nouvel appareil était une sorte de petit moteur, tout en engrenages et roues dentées. Au centre se trouvait un bocal de verre muni de plaques de métal à chaque extrémités. »

« Les dirigeables « de type Giffard pourvues de propulseurs de Lôme. » Dirigeable03

Autant dire que je me suis penchée sur le sujet ! Un vrai coup de cœur ! Incorporons les loups-garous, les vampires, les fantômes, les automates, la reine victoria et la tradition des bals et des banquets et vous obtenez un vrai petit bijoux !

Les personnages

Hauts en couleur ça c’est sur !

Alexia est juste divine, vieille fille de 29 ans elle casse complètement les codes des bonnes manières et de la bienséance de cette époque là. Elle à un franc parler qui lui cause bien des ennuis, non seulement avec les créatures surnaturelles mais aussi avec sa famille. Elle s’intéresse aux livres et aux avancées scientifiques, absolument pas aux ragots sur les familles avoisinantes comme ses deux demi-sœurs. Elle est italienne et possède la peau mate alors que toutes les jeunes filles de bonne famille ont la peau aussi pâle que possible. Elle ne s’habille pas à la mode mais privilégie le confortable (on ne sait jamais ce qui arriver !). Et malgré tout elle sait mettre ses atouts en valeurs ! (sa poitrine surtout ! 😉 ) Elle ne manque pas de jouer à la plus maligne avec le comte de Woolsey, Lord Maccon, loup-garou alpha de surcroît ! Bref, une jolie femme bourrue, intelligente, gourmande et inaccessible !

Ce fameux compte de Woolsey est sa réplique au masculin. Il est également imposant de par sa carrure, il s’agit quand même de l’Alpha de sa meute de loups-garous ! Il est aussi bourru qu’Alexia, surtout depuis qu’il s’est assit sur un hérisson à cause d’elle… C’est un personnage attachant car sous sa carapace, c’est un homme timide qui désire faire les choses correctement et qui ne sait pas y faire avec les Dames ! Il est accompagné par son Bêta le professeur Lyall, tous deux sont des membres actifs du BUR, administration qui gère toutes les activités des créatures surnaturelles de la ville. C’est un formidable binôme et indissociable ! Grâce à son Bêta, Lors Maccon arrive à parvenir à ses fins !!

Notre vampire préféré Lors Akeldama est unique de par son excentricité ! Cela nous change de tous les vampires séducteurs que l’on a l’habitude de voir dans les livres et dans les films ! Lors Akeldama n’est pas sexy du tout, il est tout en velours coloré, plein de malice avec un certain penchant pour l’un de ses drones masculin… Ce qui fait rougir notre cher Comte ! Il est très important dans l’histoire car il fait un lien entre Alexia et les ruches de vampires. Il apporte beaucoup d’informations à notre héroïne et à nous lecteurs ! C’est également grâce à lui qu’Alexia est délivrée de la créature qui lui cause de terribles angoisses !

Aucun des personnage n’est inutile, jusqu’à sa meilleures amie Ivy Hisselpenny qui n’apporte pourtant rien à l’intrigue, nous permet de voir ce contraste entre les manières d’Alexia et ce que devraient être les bonne manières d’une jeune femme. Chaque élément, utile ou non à l’intrigue, fait ressortir un trait de caractère d’un autre personnage ou fait ressortir le côté loufoque d’une situation.

L’intrigue

On ne peut évidemment pas passer à côté des créatures surnaturelles ! Leur intégration dans la société victorienne est du rarement vu et l’auteur les a vraiment bien intégrées aux côtés de la reine Victoria. Tout est bousculé dans un royaume lorsque des créatures magiques font leur apparition (enfin j’imagine…), les questions de pouvoir et de politique ne sont plus les mêmes. Il est vrai qu’on en parle peu dans ce premier tome mais le lecteur a suffisamment d’imagination pour se projeter se se demander comment les choses évolueraient réellement si à nos côtés nous avions des meutes de loups-garous ou des ruches de vampires. Gail Carriger nous fait voyager dans ce contexte là et le voyage est fascinant !

L’intrigue amoureuse n’est pas la principale intrigue de ce roman, sur ce point on se doute de comment elle va se terminer 🙂 Mais c’est la façon dont se déroule leurs échanges qui compte le plus. Les dialogues sont plein d’humour et de malice, ce petit jeu du plus fort entre une sans-âme et un loup-garou est assez drôle !

L’intrigue principale concerne pourtant la politique du royaume, il y a les pro créatures surnaturelles et les anti ! Et Alexia qui met son nez partout et qui nous met un sacré chantier dans toutes les affaires officielles ! Je trouve cette intrigue rondement menée et honnêtement moi je ne m’attendais pas au dénouement final, j’ai été happé jusqu’au bout !

Histoire
20/20
Comme dit ci-dessus l’histoire est finement écrite. L’intrigue amoureuse est prévisible mais ce n’est pas l’intrigue principale selon moi, il s’agit plutôt de l’intégration ou non des créatures surnaturelles à la société. J’ai trouvé ce thème vraiment intéressant dans ce contexte de l’époque victorienne car c’est peu commun en littérature. Enfin quelque chose qui m’a surprise, cela faisait longtemps ! Pour ça, c’est la note maximale car plus on lit moins on a de bonnes surprises et celle-ci est un véritable cadeau !
Personnages
20/20
Encore une fois je n’ai pas de critiques à faire. Je n’ai trouvé aucun personnages vraiment secondaires, ils ont tous un rôle à jouer dans l’intrigue. Il n’y en a ni trop ni trop peu, l’équilibre est bien trouvé pour le déroulement de cette histoire.
Ambiance
20/20
Je découvre réellement l’univers steampunk, j’aime énormément Jules Verne (est-ce une simple coïncidence s’il fait parti de mes auteurs favoris ?) mais il n’entre pas dans cette catégorie pour moi. Donc là un premier pas et surtout pas le dernier. Ce livre m’a donné envie d’en acheter d’autre du même style, non seulement la suite de la saga mais également celle de Mlle Géraldine 😉
Qualité d’écriture17/20  Bon, seul bémol, la traduction. A certains moment j’ai été gênée par certaines tournures de phrases ce qui est lié à la traduction je pense. Après, le vocabulaire du XIXème n’est pas forcément évident au début ! Il faut chercher les photos qui vont avec les propos (les verribles, les dirigeables…) mais bon dans l’ensemble c’est tout à fait compréhensible quand même !
19.25/20

  5 Responses to “Sans âme – Le protectorat de l’ombrelle – Gail Carriger”

  1. Hoo, j’adore cette série ! Tu envisages de lire la suite ?

  2. Oui j’ai le tome 2 et 3 qui m’attendent dans ma PAL et j’ai pu résister à acheter Etiquette et espionnage de cet auteure aussi 🙂 J’espère que tout ca en vaut le détour 😉

  3. Gros coup de coeur pour cette série également. Je conseille franchement la lecture en VO, l’écriture de Gail Carriger est un régal.

    • J’ai une trop pauvre connaissance de l’anglais pour la VO… Dommage car certains auteurs tels que Ann Granger sont beaucoup traduits en Angleterre et pas tellement chez nous… Un jour peut-être que je m’y mettrais 😀 Sinon Gail Carriger a vraiment une plume extra !

  4. […] – Le Protectorat de l’ombrelle, tome 1 : Sans âme, G. Carriger. – Le Protectorat de l’ombrelle, tome 2 : Sans forme, G. Carriger. […]

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