Bonjour Chris De la Louiseraie et merci de m’accorder cette interview. Aujourd’hui  nous parlerons de votre premier roman publié aux éditions IKOR (19 avril 2013) :

A.L.F Le Making-Of

Synopsis :

« Une épopée humaine pour les animaux Sur la base du film A.L.F., ce livre, préfacé par le réalisateur du film Jérôme Lescure, est un témoignage incroyable qui vous emmènera au bout de vous même. Découvrez les incroyables péripéties et l’entraide formidable pour mener a bien ce monumental projet. »

Ma chronique !

Aux lecteurs qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous vous présenter ?

En règle générale, je ne sais pas parler de moi. Même si je vis en ma compagnie depuis un certain nombre d’années, je suis la personne que je connais le moins. Mon mari me trouve formidable, mes correcteurs perfectionniste, mes ami(e)s engagée contre l’injustice sous toutes ses formes et mes enfants attentive.

Le mieux pour me découvrir est de me regarder dans les yeux, car le bleu de mon regard est un miroir de mes pensées, ils ne peuvent pas mentir.

 

Beaucoup ignorent ce qu’est le mouvement A.L.F et ne connaissent pas le film, pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste ce combat

Le mouvement A.L.F est celui de la libération animale sous toutes ses formes. Cependant, il est impératif de ne jamais attenter à une vie qu’elle soit humaine ou non. Pour être mis en œuvre, il suffit d’ouvrir les cages selon ses moyens et ses capacités. Certains agissent :

– en entrant sans y être invité dans des lieux de détention (laboratoire, élevage, abattoirs…) pour libérer des animaux en détresse. Ces innocents sont destinés à la souffrance dans des proportions inimaginables pour le commun des mortels (en étant encore vivants et pleinement conscients, ils sont pelés pour leur fourrure, dépecés pour être consommés, battus à mort par des employés dépourvus d’empathie, mutiler, torturer). Il suffit de regarder les vidéos sur internet pour comprendre la douleur de ces militants. Ils passent le cap de la peur pour mettre un terme à toutes ces horreurs quitte à tout perdre même la liberté. Espérant par ce biais montrer au public les vérités cachées derrière des murs opaques.

– En achetant des élevages complets pour donner aux animaux une vie décente, comme ce fut le cas du créateur des Simson quelques jours avant sa mort.

– En privatisant des hectares de terre pour en faire des réserves naturelles.

– En faisant des choix de consommation sans souffrance animale (végans), où chaque produit acheté est exempt de « produit animal » ou de « souffrance animale » (nourriture, vêtements, cosmétiques, loisirs…)

Jérome Lescure a montré dans le film que les militants A.L.F ne sont pas des extrémistes. Contrairement aux rumeurs, ce sont des personnes avec un cœur et souvent une famille, un emploi, des amis et des passions. Ils passent à l’acte par souffrance et empathie. Le seul extrémisme dont on peut les affubler est celui de l’amour. Ils aiment passionnément les bêtes et ne supportent plus de les voir souffrir, car ce sont :

Annuellement dans le monde, plus de 60 milliards d’animaux sont tués pour la viande, 25 millions de souris sont sacrifiées par les laboratoires, 50 millions assassinés pour l’industrie de la fourrure (tigres, loups, chiens, chats, vison…) sans compter ceux prisonniers dans des zoos ou delphinarium. Ces chiffres font tourner la tête, tant ils sont importants et tout être doué d’empathie ne peut rester indifférent.

 

Votre précédant ouvrage « Intemporalis Génésis » paru le 4 juin 2012 est une fiction, très éloignée des coulisses d’A.L.F. Quelles ont été vos motivations pour délaisser la fiction le temps d’un livre pour vous consacrer à un reportage ?

Ma principale motivation a été de laisser un témoignage pour le futur quant à la réalisation de ce film. En voyant toutes les « galères » traversées par l’ensemble des intervenants, il me semblait indispensable de les préserver de l’oubli. Pour moi, c’était la preuve que la volonté peut aplanir des montagnes. Ils ont prouvé magistralement qu’un projet même considéré comme perdu d’avance peut être mené à terme en utilisant la persévérance, la solidarité et la culture de la réussite.

Jérôme et son équipe ont montré au monde l’existence de la protection animale, la sortant du statut d’illusion. Elle est réelle et se développe à différents niveaux.

J’ai reculé l’écriture de la suite d’Intemporalis-Génésis pour me concentrer sur celle du Making-Of, car je préférais témoigner même si je savais cette réalisation moins populaire.

Si ce témoignage est une ode à la solidarité, hélas, le film et le livre n’en ont pas récolté les fruits. En effet, comme il est pour beaucoup honteux de gagner de l’argent dans la protection animale, ils choisissent de le regarder en streaming piraté. Privant ainsi Jérôme de revenus permettant à son association de faire de nouvelles créations visuelles comme « Alinéa 7 ».

 

Comment avez-vous construit cet ouvrage ? Avez-vous été présente sur le tournage ?

La réalisation a pris plus d’un an, je n’ai pas été présente sur le tournage. Cependant, j’ai apporté mon soutien tout au long.

J’ai interviewé toutes les personnes conseillées par Jérôme. Pour ce choix d’intervenant, je me suis laissé guider, car je ne suis pas issue du cinéma et je découvrais ce monde au fur et à mesure.

Tous les interviews ont été enregistrés, et ensuite j’ai tout retranscrit. Une fois cette partie particulière faite, j’ai pu écrire le texte. J’utilise le terme « particulière », car elle est passée de vraiment très agréable à vraiment très pénible.

 

Comment avez-vous récolté les anecdotes nécessaires pour insuffler une telle vie à ce livre ?

J’ai passé plusieurs heures par téléphone avec les intervenants sur le film. Chacun représentait une partie principale de la création. En les questionnant, j’ai pu avoir les différentes visions sur les conditions du tournage. Par exemple :

La gestion et les difficultés pour réunir les fonds, les anecdotes liées aux à côté, les sensations en étant devant ou derrière la caméra, les dispositions prises pour l’hébergement, l’alimentation, etc.

J’ai mémorisé le maximum d’information pour pouvoir les placer au bon moment dans ma rédaction. C’était un travail de titan, je ne le regrette pas mon livre est enregistré et conservé à la Bibliothèque Nationale de France et en tant que tel il sera un témoignage même dans 100 ans.

Quand les consciences se seront réveillées complètement, il sera la preuve d’une lutte quotidienne contre les tortionnaires d’animaux. À notre époque, nous faisions tout ce qui était en notre pouvoir pour faire évoluer l’Humanité.

 

Pouvez-vous nous en apprendre davantage sur votre implication pour la cause animale ? Vous êtes désormais une voix pour les animaux, à travers votre combat pour ce film et ce mouvement, n’appréhendez-vous pas les critiques de ceux qui n’adhèrent pas à A.L.F ?

Les critiques ne sont pas un frein à mon implication pour la Terre et ses habitants non humains. D’autant que les principaux reproches viennent souvent de la protection animale. Comme je le disais plus haut, la seule récurrente est : la possibilité de gagner de l’argent avec des métiers public. En vendant mes livres, j’en choque certains.

Cela peut paraître paradoxal, car il est possible d’être écrivain et empathique. Cependant, ces mêmes individus achètent sans sourciller des ouvrages à des artistes qui préfèrent le foie gras au seitan, portent un manteau en fourrure en délaissant le cuir synthétique, mangent du saucisson et critiquent le tofu.

Aimer les animaux ne donne malheureusement pas l’intelligence suffisante pour faire la part des choses.

Donc si critique il y a, elles ne me touchent pas, car chacun doit évoluer à sa vitesse et si ces personnes ont besoin de dénigrer pour exister, elles sont donc plus à plaindre qu’à blâmer. Et si mon livre fait naitre des jalousies, alors tant mieux. Il est plus agréable d’être jalousé que de jalouser. Un rédacteur a dit il y a plus de 2000 ans : « la jalousie est pourriture pour les os », en conséquence je laisse mes détracteurs affronter seuls des maladies qu’ils auront eux-mêmes créées.

 

En tant qu’auteur, vous avez expérimenté deux types d’écriture, le policier et le reportage. Lequel vous a le plus amusé, le plus passionné

Je préfère la fiction, car c’est un espace de liberté absolue. Je donne naissance à des personnages, des lieux, des situations. Si en cours d’écriture j’ai envie pour modifier une ambiance de transformer une lampe halogène en chandelier, je le fais.

Le reportage ne laisse aucune latitude et cela génère des angoisses. J’aime la perfection et au cours de la rédaction j’avais toujours l’inquiétude de ne pas copier à la réalité.

Sauf dans un cas très particulier où je me retrouverais comme à l’époque du film avec le besoin impérieux de rendre un témoignage à la postérité, je resterais dorénavant sur la fiction.  Le monde est rempli d’entraves, la législation, les contacts humains, les us et coutumes, les lois de la physique, donc je préfère l’imaginaire, car toutes ces chaines disparaissent sous ma plume. Si je souhaite qu’une pomme remonte au lieu de descendre, je peux le faire. C’est presque un sentiment divin, j’ai mon royaume et je le façonne comme je le désire. J’ai même un avantage : mes personnages ne demandent pas une modification de leurs univers, ils sont toujours heureux de mes propositions. C’est une véritable dictature dont le seul et unique but est de plaire aux lecteurs pour leur offrir quelques heures de rêve et une partie de ma liberté.

 

Pouvez-vous nous dire quels sont vos projets d’écriture ? Dans quel registre littéraire allons-nous vous retrouver ?

Je suis presque à la fin de mon nouveau roman « Zone 51 », c’est une fiction avec un personnage surprenant. Voici le premier synopsis :

« Il y a un temps pour tout, celui de la réalisation d’un rêve se présente à notre héros sous la forme d’un agacement, il doit prouver à sa femme qu’ils existent. Personne ne le croit et pourtant au fond de lui il sait qu’il a raison. La Zone 51 le hante depuis sa jeunesse cherchant le plus petit prétexte pour le pousser à s’y rendre.

Armé de sa motivation, de son orgueil et peut-être d’un peu de courage, le voilà parti dans les contrées hostiles du Nevada.

Nous le suivrons tout au long de son périple, qui apportera son lot de surprises et de situations cocasses, oscillant entre super zéro et super héros. »

J’ai choisi une nouvelle facette où je mélange les théories du complot et l’humour. Mes premiers lecteurs l’adorent, rigolent beaucoup et surtout en reparlent par la suite en y faisant référence lorsque l’occasion se présente.

Ensuite, je vais écrire un livre plus sérieux, il sera très utile au monde de la protection animale, et je continuerais sur la suite de « Intemporalis ». Mon planning d’écriture est très chargé et j’ai actuellement dans mes tablettes environ 15 sujets de roman très passionnants.

 

Je vous remercie chaleureusement pour avoir répondu à ces quelques questions et je vous souhaite une excellente continuation.

Aucune des réponses n’ont été modifiées. Merci de ne pas utiliser le contenu de cet échange sans un accord officiel

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