Mai 292017
 

Ecrit par l’auteure française Hortense Dufour. Publié aux éditions Presses de la Cité le 04 mai 2017.

Un immense merci à la maison d’édition pour cette lecture.


Résumé

« A Port-des-Vents, village-îlot charentais bordé par l’océan, souffle un vent continu, ravageur. Parmi les habitants, une lignée de femmes puissantes, soudées, qui habitent une petite maison de pêcheurs. Les hommes de la famille sont morts. Le rude monde marin et les passions se sont chargés de ces morts-là. Les femmes, elles, rebâtissent sans cesse ce que le vent détruit. Chaque jour elles poussent la lourde brouette pleine d’huîtres. Elles sont les passeuses, se transmettant, immuablement, les gestes de la vie, de la maternité. Autour d’Adèle, l’aïeule, vivent quatre générations de femmes : Adrienne, Marjolaine, Indiana et Elena. Elles sont restées pour toujours à Port-des-Vents, sauf Elena qui s’en est éloignée et qui y revient quand les fruits du verger abondent ; les étés à Port-des-Vents sont splendides. Il y a celle, enfin, par qui tout est arrivé : Adrienne.  » Tout est de la faute de la belle Adrienne.  » Car à Port-des-Vents, les passions sont dévastatrices… »


Mon avis

Ce livre fut une jolie surprise car il me tentait bien en librairie alors j’ai été ravie de le découvrir dans ma BAL 😀

Je commence par la couverture dont je suis tombée amoureuse. D’une grande simplicité pourtant ! Moi qui marche très souvent le long des falaises bretonnes, je me suis sentie proche de cette jeune femme là. 

Le roman ne fait pas partie de mes premiers choix de lectures, les ouvrages dits « du terroir » ne m’attirent pas beaucoup en général mais j’ai lu celui-ci d’une traite. J’en suis ressortie mitigée, je ne sais pas si vous avez parfois cette impression, celle de ne pas trop savoir si vous avez aimé ou non votre lecture ! Généralement quand je n’aime vraiment pas un roman je ne vais pas au bout, il y a bien trop de coups de cœur qui m’attendent ! Je n’ai pas abandonné celui-ci, je voulais vraiment connaître le fin mot de cette histoire !

Steve Henderson 1957

Cette intrigue met en relief cinq générations de femmes : Adèle, l’arrière arrière grand mère, Adrienne, l’arrière grand-mère, Marjolaine la grand-mère, Indiana, sa fille et Elena la petite-fille. Il y en a beaucoup me direz-vous mais Adrienne reste celui qui m’a marqué le plus, peut-être parce que son histoire est parmi les plus tragiques. 

L’auteure met en avant des femmes au caractère fort, maîtresse de leur vie, les maris dans l’ombre. Pourtant, on a l’impression d’un retour en arrière, pas de dates ici pour situer l’histoire, histoire d’aujourd’hui ou d’hier, à nous de nous positionner dans le temps. Cela m’ fait penser aux années 40-50 contées par ma propre grand-mère, les maris tels des rois qui gagnent le pain de la famille. La femme « servante » (c’est l’auteure qui le dit 😉 ) qui pouponne, qui fait à manger, qui s’occupe de son potager et des travaux ménagers. Pourtant c’est l’homme qui est dans l’ombre de sa femme, surtout si la femme est belle, c’est l’homme qui craint. Et ici toutes les femmes de cette famille sont magnifiques. C’est un grand pouvoir mais qui peut s’avérer être une grande malédiction, surtout dans un village où les ragots ne cessent de se propager de maisons en maisons. 

Steve Henderson 1957

Nous commençons par l’histoire d’Indiana et d’Elena, puis c’est au tour du point de vue de Marjolaine. Le destin d’Indiana fut celui qui m’a le moins intrigué, il met surtout en avant l’émancipation de la femme grâce aux études. Ce qui concerne Marjolaine est la partie du livre la plus dense mais c’est surtout pour raconter l’histoire de sa mère Adrienne et le rôle d’Adèle. Enfin nous continuons avec le point de vue d’Adrienne, qui nous offre le dénouement malheureux de leurs tragiques amours. La dernière partie est davantage une sorte d’épilogue.

C’est un roman prenant bien que mon rythme de lecture fut haché par le style de l’auteure. Elle écrit beaucoup avec des phrases courtes ou seulement des mots. C’est poétique mais cela casse un peu la fluidité du texte. Si ce roman avait été narré différemment je pense que j’aurais beaucoup plus apprécié ce moment de lecture. Le texte est haché et cela correspond bien à l’histoire du livre, le bonheur comme fil rouge, sans cesse entrecoupé par de malheureux épisodes. 

Je reste mitigée mais je pense qu’il y a là un très gros potentiel. C’est ma première rencontre littéraire avec cette auteure et je ne pense pas que ce sera la dernière. A découvrir pour s’immerger vers d’autres contrées, vers le destin d’autres femmes. 

 

  One Response to “Ports-des-Vents – Hortense Dufour”

  1. La collection Terres de France est une valeur sûre, j’y ai fait souvent fait de bonnes découvertes !
    En ce qui concerne Hortense Dufour, je la connais surtout par le biais de ses écrits plus historiques et mes avis les concernant son diamétralement opposés : j’ai lu il y’a plusieurs années sa biographie de la fameuse impératrice d’Autriche, Sissi, que j’avais beaucoup aimé, notamment pour son analyse psychologique, fine et sensée. Et j’ai été extrêmement déçue par sa biographie de Madame de Pompadour, lue l’été dernier et qui était truffée d’erreurs… :/

    Du coup, je ne connais pas du tout Hortense Dufour en tant que romancière, j’aurais pu me lancer avec ce roman, mais…je crois que je vais passer mon tour en fait ! ^^

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