shoah

Résumé

« Trois mois de détention dans les geôles de Fresnes, trois jours de convoi de Drancy à Auschwitz dans le même wagon à bestiaux trois secondes pour s’étreindre et se promettre :  » On se retrouvera…  » Jacques et Madeleine Goldstein n’ont pas vingt-cinq ans, le 1er mai 1944, lorsqu’ils sont séparés sur la rampe de Birkenau.  » Tu vois ces flammes ? T’as plus de mari « , lance une prisonnière à Madeleine. Un tel accueil ne lui laisse guère d’espoir. Piégés par la Gestapo pour faits de Résistance, les Goldstein sont coupables, aux yeux de l’Allemagne nazie, d’un délit plus inexpiable encore : celui d’être nés juifs. S’ils doivent un jour se retrouver, ce sera dans l’autre monde. Mais parce qu’ils s’aiment, et parce qu’une petite fille de quatre ans les attend à Lyon, cachée par une nourrice, Jacques et Madeleine vont tenir. Au nom de tous les autres, ils s’extrairont de la machine de mort et d’humiliation. Pour se retrouver, après douze mois en enfer. Broyés, mais vivants. Cette histoire, Jacques et Madeleine ont attendu soixante ans pour la raconter. C’est à Montmartre, sur un banc d’école, qu’ils s’étaient regardés pour la première fois. Voici le récit de la jeunesse, du combat, l’épreuve et des extraordinaires retrouvailles de deux  » gamins de Paris  » que rien ne destinait à défier l’innommable. »

Mon avis

J’ai lu plusieurs ouvrages concernant la Shoah, plusieurs témoignages et comme toujours celui-ci m’a beaucoup ému…

Souvent les témoignages ne concernent qu’une seule personne, or là, il s’agit d’un couple qui va lutter avec l’infime espoir de se retrouver, et de retrouver leur petite fille. Le couple raconte dans un premier temps, comment ils ont décidé de lutter et j’ai beaucoup aimé en apprendre davantage sur les résistants. J’ai trouvé leur parcours très courageux alors qu’ils étaient pauvres et qu’ils avaient un bébé de trois mois. Déjà à ce moment là ils risquaient leur vie, mais pour eux c’était la seule façon de peut-être s’en sortir. Ensuite vint leur déportation… Evidemment c’est très révoltant, cela a été une vraie période d’enfer, innommable… Ils nous raconte ce qu’ils ont vu et subi, et les traitements endurés ont été un véritable calvaire. Ils nous racontent aussi quels ont été ces petits moments de soulagement dans les camps : l’amitié avant tout. Un don très précieux dans de telles situations. Ils ont été séparé d’une dizaine de kilomètres pendant un an, sans jamais se voir, se croyant mort l’un, l’autre. Et pourtant le hasard à fait qu’à leur retour en France, ils sont tombés nez à nez dans un hôtel. Le hasard fait parfois bien les choses, ce passage du livre est très émouvant et l’on verse obligatoirement la petite larme. L’holocauste est une réalité effroyable et nous, simple lecteur, on se sent démuni face à tout ces malheurs…

Ils nous racontent aussi comment se reconstruire après une année passée dans le pire de ces camps. Ils ont été déshumanisés dès le premier jour, dépossédés de leur propre vie mais pas de leur courage.

Ce témoignage est très poignant, j’ai une réelle admiration pour la volonté que certains survivants ont pour nous raconter tout ce qu’ils ont enduré.

Je recommande chaudement ce livre à tous ceux qui sont sensibles au destin de ces personnes et à leur histoire. Car pour moi il ne faut jamais oublier ce qu’il s’est passé, je trouve que c’est un hommage à toutes les victimes que de s’intéresser aux survivants.