Ecrit par l’auteure australienne Colleen McCullough. Publié aux éditions L’Archipel le 09 juin 2015.

Un grand merci à la maison d’édition pour sa confiance

Résumé

« Australie, début du XXe siècle. Les sœurs Latimer sont au nombre de quatre : Edda et Grace, les aînées, sœurs jumelles nées de la première union de leur père, un pasteur dont l’épouse est morte en couches ; Heather et Kitty, des jumelles également, filles de l’ancienne gouvernante du presbytère qui a épousé le révérend en secondes noces.
En 1925, les sœurs âgées de 18 et 19 ans fuient l’austérité du presbytère et l’autorité maternelle pour se former au métier d’infirmière dans l’hôpital de leur ville natale, en Nouvelle-Galles du Sud.
Là, chacune pourra aussi laisser libre cours à ses aspirations personnelles, dont la recherche de l’amour. Mais la Grande Dépression n’est pas loin, qui pourrait balayer bien des rêves d’émancipation dans une société encore très patriarcale…
Une grande fresque sentimentale qui s’attache à la destinée de quatre jeunes femmes énergiques et attachantes. »

Avis de Caïtelhor

Le titre m’interpelle… Le nom de l’auteure encore plus. Les quatre filles du révérend Latimer de Colleen Mc Cullough : nouveauté littéraire attendue, alors que l’on sait que cette auteure célèbre est décédée le 29 janvier dernier.

J’avais d’ailleurs été interpellée par un article de presse «The Australian» relatant ce décès par ces mots : « Colleen Mc Cullough, l’écrivaine la plus célèbre d’Australie, avait un charme unique. Peu séduisante et en surpoids, elle était cependant chaleureuse et pleine d’esprit » (Nécrologie qui avait été préparée quelques années plus tôt par un journaliste décédé depuis).

J’ai donc lu ce beau roman avec en tête son immense saga : « les oiseaux se cachent pour mourir » Tous les ingrédients s’y trouvent.  Début du XXe siècle en Australie, quatre sœurs, deux paires de jumelles issues de deux mères différentes et de leur père, le révérend Latimer. Elles réussissent, toujours unies, à quitter le presbytère et l’autorité maternelle étouffante pour se former au métier d’infirmière dans l’hôpital de leur ville natale.  Toutes les quatre sont de très jolies jeunes filles, surtout la dernière des jumelles,  Kitty, beauté époustouflante et immense fierté de sa mère  au grand désespoir de la jeune fille. L’auteure l’a dépeint ainsi : « Je hais mon visage ! il m’a débité de grotesques serments d’amour, mais que connaît à l’amour un homme qui ne juge une femme qu’à la joliesse de ses traits ? C’est un être superficiel, rien de plus. Et s’il possède suffisamment de cœur pour compatir aux tourments d’autrui, iln’a pas assez souffert lui-même pour être autre chose qu’un analyste froid. » J’ai un pincement au cœur en repensant à sa nécrologie…

Au fil de la lecture, je vais suivre le parcours des quatre sœurs, chacune trouvant sa place dans la société tant bien que mal car au début du XXe siècle, une femme… N’est qu’une femme! Et la recherche du grand Amour est un problème aussi. On fait un mariage de raison, on ne manque de rien et on fait bonne figure. Pour le reste…

Je termine le livre sur un manque. Je suis un peu déçue car j’aspirais à plus de romantisme, plus d’intrigues amoureuse. Le dernier chapitre vous emporte davantage, je me suis dit « tiens ! ça bouge ! » mais il restait trop peu de pages pour en profiter.  On a envie malgré tout qu’il y ait une suite plus palpitante et connaître  le sort que réserve la vie à chacune de ces quatre sœurs tellement unies dans leur gémellité.

J’ai malgré tout lu avec plaisir ce beau livre et je suis sûre qu’il fera le bonheur de beaucoup de lectrices et lecteurs.

3_coeurs

1937-2015 †