Ecrit par l’auteure française Madeleine Berthaud-Mansiet. Publié aux éditions Presses de la Cité le 02 juin 2016.

Un immense merci aux éditions Presses de la Cité pour cette belle lecture

Résumé

« A la suite d’une déception amoureuse, Lena décide de tout quitter : Paris, son métier d’infirmière à l’Hôtel-Dieu. Encouragée en cela par sa mère, d’origine russe, la jeune femme part pour Saint-Pétersbourg au printemps 1914. Dans la famille du prince Noboranski, où elle est préceptrice, Lena découvre le faste et la misère de la Russie des tsars. En même temps qu’elle éprouve une attraction croissante pour ce pays qui fut celui de son arrière grand-père cosaque, elle voit venir les troubles annonciateurs d’une révolution. La jeune femme est en proie à de nombreux doutes. Saura-t-elle résister au charme du prince, dont les sentiments se révèlent au grand jour ? Qui est ce mystérieux docteur Anton rencontré à l’hôpital, que l’on dit proche des bolcheviks ? Devrait-elle fuir ce vieux monde qui bascule sous ses yeux ? Le courage et l’amour vont lui apporter les réponses qu’elle attend… »

L’avis de Caïtelhor

1914, Lena est une jeune parisienne heureuse qui s’épanouit auprès de sa mère Véra, d’origine russe et dans son métier d’infirmière à l’hôtel Dieu. Lorsqu’elle rencontre l’amour auprès de Florent, tout semble lui réussir. Mais Lena est trahie, salie et décide de tout quitter. Par l’intermédiaire de sa mère, elle part pour Saint-Pétersbourg, en tant que préceptrice auprès des enfants de Noboranski. Lena découvre l’opulence, la richesse des tsars, mais aussi la pauvreté et la famine chez les plus démunis. Mais Lena tombe sous le charme de ce pays qui fut celui de son arrière grand-mère cosaque. Cependant, la révolution russe gronde et la première guerre mondiale éclate. Côté coeur, la situation n’est pas facile car le prince Boris lui déclare sa flamme. Est-elle prête à détruire sa famille ? Et ce docteur Anton, qui est-il vraiment ? De bien douloureux dilemmes pour Lena qui ne sait même pas si elle va pouvoir rester ou fuir la Russie qui sombre sous ses yeux.

« Les nuits blanches de Lena », est un récit écrit par Madeleine Berthaud-Mansiet, originaire de la Bourgogne. Cette auteure a attendu la retraite pour écrire des romans. Comme quoi, la jeunesse ne forge pas les plus beaux récits actuels, quand c’est l’heure, c’est l’heure ! Et la plume de cette auteure m’a charmé, elle m’a entraîné dans un pays que je connais bien sur mais qui ne m’intéressait pas particulièrement. J’atterris à Saint-Pétersbourg et je découvre avec Lena sa première nuit blanche. Les vers de Pouchkine sont à la mesure de la réalité :

« Mais c’est qu’avant tout j’aime, ô cité d’espérance,

C’est dans tes blanches nuits la douce transparence. »

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Nuit blanche, Soleil de minuit à saint-Pétersbourg

Je découvre aussi le hameau perdu avec Olga. Le village où vivent les Moujiks,anciens esclaves des nobles. L’auteure a le soucis du détail. Elle décrit les situations, les émotions avec passion, comme l’amour. Je cite :

« Personne ne résiste au vertige de l’amour. Il balaie tout : les différences d’âge, les situations et même les conventions. Il ne faut rien lui refuser. Quand elle se présentera, laisse-toi aller. De l’audace ! De la folie ! La folie, vois-tu, ouvre les portes de tous les interdits. Oublie ce que tu as laissé derrière toi. C’est inutile et encombrant. »

Ma petite déception, après ces 400 pages, c’est qu’après avoir lu ces mots de l’auteure, je m’attendais a de beaux passages remplis d’amour. Une belle intrigue romantique entre Lena et son prince. Ou bien les amours passés de sa mère Vera qu’on sent tellement nostalgique d’avoir quitté la Russie. On se doute que l’amour y était pour quelque chose !

Mais je poursuis ma lecture et là, la révolution, la grande guerre me submerge. A nouveau, l’écriture de l’auteure m’emporte. On est pris en pleine tourmente mondiale. On a peur avec lena, avec Vera, du devenir de leur vie.

C’est un très beau livre, merci à Madeleine Berthaud-Mansiet pour ce partage. Je me suis souvenue avec plaisir que l’on m’avait offert des Matriochkas, ces fameuses poupées russes, de structure gigogne. J’ai trouvé qu’elles allaient parfaitement avec ma lecture. Un très beau voyage à travers l’histoire et la Russie. A découvrir avec plaisir !

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