Sep 072015
 

Ecrit par l’auteur irlandais Colm Tóibín. Publié aux éditions Robert Laffont le 20 août 2015

Colm Tóibín

Un grand merci aux éditions Robert Laffont pour ce partenariat !

Résumé

« Mon fils s’était laissé capturer. Au cours des heures que j’ai passé dans cette maison avec ses disciples, j’ai bien vu que, pour eux, c’était dans l’ordre des choses. Son arrestation faisait partie des étapes nécessaires de la grande délivrance qui surviendrait dans le monde. J’ai failli leur demander si cette délivrance signifiait qu’il ne serait pas crucifié, mais libéré au contraire. Je me suis ravisée. Tous ces gens ne parlaient que par énigmes, et j’ai compris qu’aucune de mes questions ne recevrait de réponse claire. J’étais revenue dans le monde des idiots, des bègues, des contorsionnés et des malcontents.
Ils sont deux à la surveiller, à l’interroger pour lui faire dire ce qu’elle n’a pas vu. Ils dressent de son fils un portrait dans lequel elle ne le reconnaît pas, et veulent bâtir autour de sa crucifixion une légende qu’elle refuse. Seule, elle tente de s’opposer au mythe que les anciens compagnons de son fils sont en train de forger. »

Mon avis

Après Lucinda Riley voici un deuxième auteur Irlandais pour ce mois de septembre !

Ce livre m’a intrigué d’abord à cause de la couverture (Photo de Brigitte Lacombe, Illustration de BLTomato). J’ai trouvé cette femme emplie d’une immense tristesse, le regard chargé d’émotions fortes, de tristesse et de culpabilité. Ils n’auraient pas pu faire mieux étant donné le personnage que nous découvrons dans ce roman !

Le roman traite donc du point de vue de la mère du Christ, bien qu’on ne la nomme jamais dans l’histoire. Au début du livre, nous la découvrons entourée de deux gardiens qui veillent à sa sécurité et qui veulent recueillir son témoignage sur ce qu’elle a vu et entendu le jour le plus horrible de sa vie. Cependant, Marie ne pense pas du tout la même chose que ces deux apôtres et ne comprend pas pourquoi son fils a été sacrifié. C’est un personnage très fort, très sensible. C’est une mère éplorée qui ne comprend pas pourquoi devait mourir son enfant pour sauver le monde alors que selon elle, rien n’a changé. Elle nous dépeint tout au long de l’histoire, l’ascension de son fils, de sa tendre enfance où il était plein de délicatesse et d’attentions envers sa mère jusqu’à son rôle de prophète. Ce qui m’a interpellé c’est que Jésus Christ parait être un homme vaniteux et sûr de lui, il se plaît à se proclamer Fils de Dieu et son orgueil semble démesuré. On en viendrait presque à se dire qu’il a eu ce qu’il méritait ! Je ne doute pas que ce roman fera polémique auprès des personnes pratiquant la religion Chrétienne !

L’auteur joue avec le temps et nous sommes tantôt après l’action, tantôt pendant, recueillant les sentiments de Marie avant, pendant et après que son fils soit mort. Nous recueillons la tristesse de cette mère qui par peur, n’a pas osé intervenir et qui regrettera à jamais de ne pas avoir tenté de le secourir. Marie tout comme les Apôtres du Christ ont du s’enfuir après la crucifixion de leur mécène. Les religieux conservateurs à cette époque là tout comme la communauté romaine s’inquiétaient du mouvement que créait Jésus de Nazareth avec ses Miracles. Marie a donc réussit à se cacher mais attend patiemment que la mort la ramène à son enfant.

C’est un livre touchant mais il m’a manqué un petit quelque chose pour vraiment accrocher. L’image que l’on a de Jésus n’est absolument pas attachante, quant à Marie, je trouve que ses sentiments ne sont pas exploités au maximum. Malgré toute la détresse de cette mère, j’ai eu du mal à m’identifier à elle, du mal à avoir de l’empathie pour elle. Je trouve que la plume de l’auteur manque un peu de tact et parfois les repère temporels sont un peu flous, on ne sait plus trop à quel période nous sommes ni en quel lieu. Quant aux « Miracles » du Christ, l’accent n’est pas mis sur eux, ils ne semblent pas si exceptionnels vu sous l’angle que nous offre l’auteur.

Cependant, c’est un roman qui me restera en mémoire et qui offre de bon débats en retour de lecture. De plus, c’est une nouvelle découverte d’auteur qui m’a tout de même charmé et dont je compte lire les autres livres ! 🙂

3_coeurs

  2 Responses to “Un Mois/Un pays #Irlande – Le testament de Marie – Colm Tóibín”

  1. C’est un roman magnifique 🙂 !

  2. D’habitude je n’aime pas les monologues et récits introspectifs, mais ce roman a su me toucher car j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir Marie mère et non Marie sainte… et j’ai trouvé l’auteur très audacieux !
    Cajou

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