Ecrit par l’auteur britannique Russel Edwards. Publié aux édition de l’Archipel le 13 janvier 2016.

Un grand merci aux édition de l’Archipel pour cette lecture

Résumé

« Après avoir acquis lors d’une vente aux enchères le châle qui a été retrouvé près du cadavre de Catherine Eddowes, quatrième et avant-dernière victime de Jack l’éventreur, Russell Edwards se lance dans une extraordinaire enquête qui durera sept ans. Il cherche d’abord à authentifier le châle et à découvrir les secrets qu’il pourrait receler. Après lui avoir fait subir nombre de tests par les meilleurs scientifiques du pays, le châle se révèle authentique. Mais, outre le sang de Catherine Eddowes, il contient aussi des traces de l’ADN du tueur ! C’est ce qui a permis à Russell Edwards d’enfin mettre un nom sur le mystérieux tueur de Whitechapel… Une découverture a stupéfié le monde à l’automne 2014. Plus de 120 ans après ses crimes légendaires, on connaît enfin l’identité de Jack l’éventreur. »

Mon avis

J’étais très impatiente de découvrir ce témoignage, je me disais que ce rebondissement dans l’affaire de l’Éventreur devait être passionnant ! Malheureusement pour moi, j’ai bien vite déchanté…

Ce témoignage nous raconte l’histoire de l’éventreur et les meurtres qui ont choqué l’Angleterre et le quartier de Whitechapel en 1888. L’auteur revient sur chacun de ces assassinats dressant un profil de l’homme capable d’infliger cela à des femmes sans défense. Ce furent cinq meurtres qui furent attribués à Jack l’Eventreur, les autres survenus à la même période ont été écartés faute de ressemblance dans le mode opératoire du meurtrier. Les cinq femmes étaient toutes des prostitués dont les liens étaient rompus avec leur famille. Toutes vivaient tant bien que mal pour se payer un toit à la nuit tombée, préférant souvent dépenser l’argent de leur journée dans du Gin que dans un lit pour la nuit.

De nombreuses théories sur l’identité de l’assassin ont été présentées depuis ces 120 dernières années, ici, Russel Edwards acquiert lors d’une vente aux enchères un châle qui aurait apparemment appartenu à la troisième défunte Catherine Eddowes. Ce grand passionné de cette affaire non résolue se lance alors dans une enquête qui durera de nombreuses années. De nombreux obstacles apparaissent : il faut prouver que ce châle est bien celui de cette femme, que les tâches de sang présentes dessus appartiennent bien au genre humain. Extraire de l’ADN si vieux est une technique extrêmement longue et complexe. L’auteur nous décrit très bien ceci, tout comme la difficulté qu’il a pour comparer l’ADN avec un descendant de Catherine Eddowes. Il ne s’attendait cependant pas à trouver un autre ADN sur ce châle, peut-être celui de l’auteur du crime ?

L’enquête aurait pu être intéressante si l’auteur n’avait pas été aussi imbu de lui -même. J’ai rarement lu un témoignage où l’écrivain se met en avant à ce point. Déjà lors de la préface écrite par un grand avocat, celui-ci fait l’éloge de Russel Edwards à un point démesuré, j’ai rarement vu autant de superlatif dans une préface concernant un seul homme. Cela m’a vraiment gâché mon plaisir. Il affirme des faits (qui peuvent être contestés) de manière très formelle et se vante tout au long du livre que lui seul détient les informations qui manquaientt à tous depuis 120 ans, même à Scotland Yard… Difficile à croire… J’ai lu plusieurs témoignages de spécialistes qui permettent de réfuter les preuves sur l’ADN qu’il récolte. Je pense qu’après un siècle, surtout concernant une affaire non résolue et célèbre comme celle-ci, il aurait mieux valu qu’il avance ses théories sans crier victoire trop vite. Malheureusement le doute persistera toujours concernant Jack L’eventreur !

Le point positif du livre c’est tous les extraits concernant les rapports de police qui y sont consignés. cela donne beaucoup plus d’ampleur à cette enquête et c’est seulement ça qui a éveillé ma curiosité jusqu’au bout ! Un bon livre tout de même pour les passionnés comme moi de cette affaire, mais un parti pris bien trop présent !

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