Nov 182014
 

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Ecrit par l’auteure américaine Gail Carriger de son vrai nom Tofa Borregaard – Publication en France le 12 mars 2014 chez Orbit

Résumé

« C’est une chose que d’apprendre à faire une révérence comme il faut. C’en est une autre que d’apprendre à faire une révérence en lançant un couteau. Bienvenue au Pensionnat de Melle Géraldine. Angleterre, début du 19e siècle. Sophronia, 14 ans, est un défi permanent pour sa pauvre môman : elle préfère démonter les horloges et grimper aux arbres qu’apprendre les bonnes manières ! Mrs Temminnick désespère que sa fille devienne jamais une parfaite lady… aussi inscrit-elle Sophronia au Pensionnat de Melle Géraldine pour le Perfectionnement des Jeunes Dames de Qualité. Mais Sophronia comprend très vite que cette école n’est peut-être pas exactement ce que sa mère avait en tête. Certes, les jeunes filles y apprennent l’art de la danse, celui de se vêtir et l’étiquette ; mais elles apprennent aussi à donner la mort, l’art de la diversion, et l’espionnage – le tout de la manière la plus civilisée possible, bien sûr. Cette première année au pensionnat s’annonce tout simplement passionnante. »
Situé dans le même univers que la série du Protectorat de l’ombrelle mais 25 ans plus tôt, on retrouve dans Étiquette et Espionnage le sens de l’aventure et l’humour décapant de Gail Carriger.

/!\ SPOIL

L’univers du roman

Toujours steampunk !

On retrouve tous les éléments que l’on apprécie tant dans ce genre, plein de mécanique en tout genre et d’inventions incroyables pour l’époque !

Quelques exemples :

« La calèche était stupéfiante, pourvue du dernier cri en matière de toit ouvrant automatisé, de marche pied rétractable et de boîte à thé escamotable. »

Le dirigeable des bandits de haut vol : « Au centre du panier jaillissait un mât, plus haut que les ballons, avec une voile déployée. Des hélices orientables étaient suspendues dessous. »

Le pensionnat flottant de Mlle Géraldine : « Ce n’était pas tant un dirigeable mais trois engins agglutinés pour former une longue chaîne de ballons oblongs et dilatés. Sous eux pendillait une série de ponts à niveaux multiples […] De colossales hélices brassaient lentement l’air et au-desssus d’elles ondulait une immense voile. […] Une grande quantité de vapeur dérivait à l’arrière des ponts inférieurs […] Trois grandes cheminées soufflaient paisiblement de la fumée noire. »

Tout le roman est teinté de dirigeables, d’automates et de créatures surnaturelles telles le vampire ou le loup-garou. On découvre également le Mécanimal, un petit robot en forme de chien, qui se nourrir de charbon et obéi aux ordres. Il sera recueilli par Mlle Sophronia Temminnick et s’appellera Bumbersnoot. On sait aussi ce qu’est un obstructeur, il permet de désactiver l’espace de 6 seconde les automates pour ne pas se faire repérer !

Tout le roman se base également sur la quête d’un prototype qui permettrait d’améliorer la communication sur de longues distances. Voilà des petits éléments totalement détonants pour le début 19ème siècle et on se régale à les restituer dans ce contexte !

Ce qui est également agréable, c’est que cette série est davantage destinée aux adolescents, aussi, lorsqu’on débute dans le steampunk on ne se sent pas du tout perdu. Les termes récurrents du genre, liés aux machines et à la mécanique, commencent à bien s’imprégner dans l’esprit du lecteur.

Les personnages

Pas de personnages réellement secondaires ici, ils ont tous une importance dans le déroulement du récit.

Mlle Sophronia Angélina Temminnick, notre héroïne, est effrontée mais très attachante. Elle a des manières de garçon pour une jeune fille, elle est cascadeuse, beaucoup trop curieuse et bien maladroite ! On a plaisirs à lire toutes ses péripéties et on en redemande à chaque fin de chapitre ! L’humour est omniprésent dans ce livre, les petites remarques sarcastiques de Sophronia sont un pur régal ! On s’imagine tout à fait à sa place si l’on se retrouvait avec des filles hautaines et guindées ! Sa curiosité l’emmène loin, et en même temps qu’elle, on en apprend nous aussi lecteurs, sur la petite mécanique !

Ses ami(e)s ou ennemi(e)s ont tous des caractères bien différents. Nous avons sa meilleure amie Mlle Dimity Plumleigh-Teignmott, une apprentie espionne qui s’évanouie à la moindre goutte de sang, Lady Sidheag Maccon, du rang le plus élevé et élevée par une meute de loup-garou (petit clin d’oeil à Lord Maccon dans la saga Sans âme 😉 ), Mlle Preshea Buss future copine de Mlle Monique Pelouse; la grande rivale de Sophronia. Et Mlle Agatha Woosmoss qui ne se révélera pas bonne à grand chose si ce n’est aux mathématiques ! Nous rencontrerons également Pillover, le jeune frère de Dimity admis au pensionnat des Génies du mal de Bunson. Vieve, nièce de l’une des professeurs qui passe son temps habillée en garçon et se promène avec les soutiers. Elle rêve de créer bon nombre d’inventions, c’est elle qui a d’ailleurs mis au point l’obstructeur. Et nous avons Savon, jeune soutier qui nous rappelle que Mlle Sophronia est une jeune fille qui a du charme 🙂

Outre ses camarades, parmi les professeurs nous avons un vampire et un loup-garou. Tout cela sans que la véritable Mlle Géraldine directrice du pensionnat pour le Perfectionnement des jeunes dames de Qualité, ne sache quelles matières y sont réellement enseignées.

Tous ces personnages sont extravertis, ont des manières inappropriées à la situation à un moment ou à un autre. On souhaite réellement en savoir davantage sur chacun d’eux car ils apportent tous quelque chose d’important à l’histoire. Ils portent des noms et prénoms dont on ne soupçonnerait même pas l’existence ce qui provoque une petite touche d’humour tout au long du roman.

L’intrigue

L’intrigue du roman est essentiellement basée sur le prototype de communication dont veulent s’emparer les bandits de haut vol. Mlle Monique Pelouse possède ce prototype et fait ainsi du chantage aux professeurs. Sauf que Mlle Sophronia s’en mêle et que lorsque son intérêt est piqué au vif elle ne s’arrête plus !

Une histoire simple à suivre, mais des rebondissements fréquents qui font qu’on ne s’ennuie pas ! Les personnages apportent leur lot de connaissance sur les histoires de mécaniques et de machines, on suit du coup très bien les dialogues qui pourraient être un peu plus poussés parfois.

Mlle Géraldine n’est qu’un pion, elle ne sait pas que ses élèves sont également éduqués dans l’art de l’espionnage et pas seulement de la bienséance! Hormis les cours de danse et les cours de révérence, on apprend à manier les couteaux, on apprend les bonnes doses pour les empoisonnements, on apprend aussi quels sont les points faibles des être surnaturels. Mlle Géraldine est un prétexte, chaque apprentie espionne doit jouer son rôle à merveille pour ne pas éveiller ses soupçons, c’est donc un excellent entraînement !

J’aurais pour le coup bien aimé que le roman soit davantage adulte pour approfondir toutes mes connaissances actuelles sur le steampunk mais il n’en reste pas moins très prenant pour n’importe quel tranche d’âge.

Histoire
16/20
L’histoire est simple mais basée sur un élément concret du steampunk qui est l’invention d’une machine à communiquer grâce à l’éther sur une longue distance. Le genre d’invention totalement innovante au XIXème siècle. On comprend pourquoi elle suscite un tel engouement ! L’histoire tient donc très bien la route. J’aurais juste aimé davantage de détails sur cette machine.
Personnages
18/20
Ils sont comme on les aime : à la fois attachant et têtus, curieux comme des enfants de leur âge, en décalage par rapport aux adultes. Voila ce qui plaît : on arrive à retrouver une partie de notre caractère dans chacun d’eux.
Ambiance
17/20
Steampunk à fond ! Tous les éléments que l’on veut retrouver sont là ! Comme pour l’histoire, j’aurais aimé encore plus de détails, encore plus de descriptions pour enrichir mon imagination !
Qualité d’écriture19/20  Impeccable, autant dans la saga Sans âme, quelques termes mécaniques m’effrayaient un peu, autant ici, vu qu’il s’agit d’un roman pour une tranche d’âge inférieure, on comprend tout à fait ce qu’on nous décrit!
17.5/20

  3 Responses to “Étiquette & espionnage, le pensionnat de Mlle Géraldine – Gail Carriger”

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