Mar 242018
 

Ecrit par l’auteur français Guillaume Ramezi. Publié aux éditions French Pulp le 18 janvier 2018.

Un grand merci aux éditions French Pulp.


Résumé

« Jusqu’où sont-ils prêts à aller pour instaurer la terreur ? 
Mathias est un jeune cancérologue émérite. Cancérologue par vocation. 
Quand Mathias était enfant, son père est mort emporté par un cancer foudroyant. Alors il a décidé de devenir médecin afin de soigner cette pathologie. 
Seulement, quand 25 ans plus tard, Mathias voit apparaître le visage de son père sur une chaine info. Il est quelque peu interloqué. Surtout que l’homme est recherché comme terroriste… 
Mathias va se lancer dans une traque pour retrouver son géniteur. 
Il ne peut se douter de tous les dangers qui l’attendent… 
Il arrive au moment même où cette organisation s’apprête à semer la terreur sur l’Occident, à vouloir le mettre à ses pieds… 
Saura-t-il affronter les secrets qu’il veut percer ? »


L’avis de Caïtelhor

     D’emblée la couverture de ce livre m’a interpellée. Je trouve le pousse mousse, aux couleurs de la Syrie, plutôt original voire osé… quand on pense au savon… d’Alep vendu dans le monde entier, ça fait froid dans le dos ! Bien vu ! J’ai lu le résumé qui n’a fait que conforter l’idée que je me faisais de ce roman. J’aime énormément être transporté du Maghreb à l’Egypte en passant par la libye, puis m’éloigner vers la Syrie, l’Iran et L’Afghanistan. Je me plonge avec autant de plaisir de la simple bande dessinée au roman jeunesse ; de l’histoire d’amour des mille et une nuit au polar le plus noir, c’est à chaque fois une découverte qui comble mon attente.

Je découvre aussi que l’auteur Guillaume Ramezi, ingénieur de 38 ans est né à Lorient en Bretagne (vive les Bretons!). J’apprends que son père étant décédé d’un cancer, Guillaume Ramezi a voulu que son histoire tourne autour de ce sujet. Il s’est posé beaucoup de questions à la mort de son père comme Mathieu le personnage principal mais celui-ci pour d’autres raisons bien plus sombres. A t-il raison ou tort de « réveiller » un soi-disant mort ??

Le résumé est simple mais percutant et surtout drôlement d’actualité. Mathias dont le père est mort d’un cancer quand il était encore enfant est devenu cancérologue. Il adore son métier qu’il partage avec son grand ami Ahmed, meilleur infirmier de son service. Ils se connaissent par cœur.  Mathias envisage peut-être une relation durable avec Marie qui est son alter égo ce qui ravirait sa mère qui aime tendrement la jeune femme. Seulement voilà, 25 ans après la mort de son père, Mathias est figé devant le petit écran complètement abasourdi. Un visage d’homme est apparu, il est activement recherché pour terrorisme, il s’appelle Al Mansour. Ses yeux ne laissent aucun doute à Mathias puisqu’ils sont identiques aux siens. L’homme qu’il a face à lui est son père. Il informe Ahmed et Marie et tous les trois vont se lancer dans une course contre la montre pour retrouver son géniteur mais à quel prix ? Entre temps, l’organisation s’apprête à frapper fort sur l’Occident et c’est la main meurtrière d’Al Mansour qui a été choisie pour diriger les opérations à Paris, la France son pays…

«  L’avion se posa à l’heure prévue et quand la porte s’ouvrit, laissant affluer vers ses poumons cet air natal, il ne sut dire parmi les sentiments qui l’assaillaient quel était celui qui prédominait. ».

Son fils sait où il se cache et va tout faire pour provoquer une rencontre, pour comprendre, pour le voir en face. Mais il ne fait pas le poids face à l’ignominie de ces monstres et personne n’en sortira indemne.

J’ai adoré le rythme de l’histoire, ça va vite. Les chapitres s’enchaînent parfaitement passant de Mathias à son père Al Mansour de façon à ce qu’on ne perde  pas le fil des événements. Je dirais même qu’on passe de l’un à l’autre et qu’aussitôt on a envie de les retrouver. Il y a peu de personnages et ceux qui viennent se greffer sur nos principaux protagonistes arrivent à point nommé et pimentent encore plus le roman. On ne s’égare pas. Mais c’est un polar, surprenant, frôlant souvent la réalité. J’ai été bluffée. Je pense au bunker à flanc de montagne où a été emmené Al Mansour « Sous des tonnes de roches imperméables à l’oeil de tous les satellites occidentaux », on n’est pas sans penser aux montagnes de Tora Tora en Afghanistan composées de grottes, d’abris et de tunnels… Et puis Al Mansour sans foi ni loi, véritable machine à tuer prêt à tout pour arriver à ses fins. Certains passages sont difficiles et cruels mais dans un tel roman on ne peut pas les éviter.

Cette histoire aussi vous met face à une question importante. Doit-on à tout prix faire la lumière sur des personnes qui s’évaporent de notre vie ? Ici, on sait immédiatement qu’Al Mansour est bien le père de Mathias et on part avec lui dans sa quête de la vérité, on espère, on y croit. On se rend compte que parfois la vérité n’est pas belle, qu’on aurait pas du… On gagne d’un côté et on perd de l’autre, rien n’est gratuit dans ce superbe roman. Même Al Mansour, l’ignoble, ne lui reste-t-il pas un semblant d’humanité ? N’éprouve t-il aucun regret sous sa carapace de tueur ? J’ai eu pitié de lui à la fin.

Un immense merci à FRENCH PULP EDITIONS pour le partage de ce roman qui a correspondu parfaitement à mes attentes. Bravo à Guillaume RAMEZI pour ce premier roman  qui est mon coup de cœur de ce mois de mars !

  One Response to “Derniers jours à Alep – Guillaume Ramezi”

  1. Merci beaucoup pour ce très bon et très juste retour sur Derniers Jours à Alep!

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