Juin 012018
 

Roman écrit par l’auteur, le journaliste, l’homme de radio et surtout l’incroyable conteur qu’était Pierre Bellemare. Publié aux éditions FIRST le 04 mai 2017.

Résumé

« Découvrez les histoires funestes de ces femmes qui ont égalé, et parfois même surpasser, les hommes dans l’horreur. »


L’avis de Caïtelhor

C’est le cœur plein de tristesse que j’ai appris le samedi 26 mai, le décès de Pierre Bellemare.

      C’était le conteur, sa voix à la radio, sa gestuelle à la TV, son désir de communiquer son enthousiasme, sa bonne humeur, sa moustache blanche et ses yeux bleus. Oui, je suis triste. Personnellement, c’est surtout l’écrivain qui m’a séduite, j’ai adoré ses histoires criminelles. Adolescente déjà, j’ai dévoré, je pense, tous ses livres. Des histoires à vous glacer le sang pour la plupart, mais raconter avec tellement de ferveur, qu’on en redemandait !

En ce début d’année 2018, j’ai eu la chance de recevoir son dernier livre… et pas le moindre : « CRIMINELLES — LE MAL AU FÉMININ »

     

1560 les Carpates. On connaît Dracula oui, mais connaissez-vous Erzébeth Barthory et ses 500 voire 600 jeunes femmes assassinées pour que cette même Comtesse puisse conserver sa jeunesse… en se baignant dans leur sang ? L’horreur monte crescendo tout au fil de l’histoire, 12 pages d’horreur totale, a ne pas lire un soir de pleine lune ! Et ce n’est pas fini, croyez-moi ! Dans ce livre, on n’est pas au bout de ses surprises et de ses frayeurs ! À bon entendeur…

Incroyable, surréaliste, ignoble et très dérangeant malgré tout, le parcours de toutes ces femmes criminelles. Ignobles sont les tueuses d’enfants comme l’ogresse de la Goutte d’Or ou Patricia, Joséphine et Madeleine les « furies » du petit Kevin. Incroyables les parcours d’Aileen Wuornos ou Marie Madeleine Dreux d’Aubray en 1630 où tout y passe, corps criblés de balles, poison pour le meilleur ami de la marquise, poignard et pire encore ! On a peine à croire que tous ces faits se sont réellement passés. Pour la perversité et le sadisme on peut dire que ces tueuses rivalisent et dépassent leurs homologues masculins ! Pierre Bellemare, en grand conteur, réussit une fois encore à nous tenir en haleine et il me semble que cette fois-ci, il a placé la barre de l’horreur très haute : bienvenue chez les tueuses, les pires de l’Histoire !

Avant tout, je pense qu’il est bon de signaler qu’on s’adresse à un public avisé. Âmes sensibles s’abstenir ! Tout y passe, infanticide, veuve noire, sadique, tueuse en série, bref la panoplie complète. Criminelles jeunes ou âgées, françaises ou pas, elles font toutes froid dans le dos. En général, chaque livre du grand Pierre est composé d’histoires vraies et souvent fortes (histoires extraordinaires, nuits d’angoisse, crimes passionnels et j’en passe). Ici, nos tueuses sont monstrueuses jusqu’à la nausée… je pense à la chienne de Buchenwald ! L’époque n’est pas si loin de nous, ça vous remue intérieurement. Chaque histoire ne dépasse pas quinze pages, c’est court, condensé, mais tout est dit. La plume de l’auteur reste sa signature. On le lit et on a son visage, sa voix grave et ses mains grandes ouvertes qui se soulèvent pour marquer un moment fort. On lit un chapitre, puis deux… Oui, je suis une grande addicte alors j’en reprends encore et encore.

Si comme moi vous êtes une fervente lectrice du grand Pierre, ce livre est pour vous ! Je connaissais l’histoire de « l’ogresse de la goutte d’or » que j’ai lue en roman il y a très longtemps, racheté l’année dernière juste pour le « plaisir » de le relire. Histoire morbide comme toutes les autres ici. Je trouve que c’est un des meilleurs livres de l’auteur à tel point que j’ai poussé la curiosité à regarder les têtes de ces criminelles sur Google ! Le petit plus, c’est qu’on peut le feuilleter à n’importe quel moment, le reposer, s’y replonger. Les histoires peuvent être lues en dix minutes, mais qui se transforment vite en heures ! À lire sans modération.

         Cette chronique est donc particulière puisque Pierre Bellemare nous a quittés.

                 Il ne faut jamais oublier de dire aux gens qu’on aime qu’on les aime.

La vie est fragile.

MERCI À VOUS MONSIEUR !

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