Avr 012018
 

Ecrit par les auteurs Fabrice Colin et Mathieu Gaborit. Version poche publiée aux éditions Bragelonne le 14 février 2018.


Résumé

« Paris, 1899… L’industrie, portée par la force de l’Éther, a révolutionné le monde. Le ciel bourdonne de machines volantes, les automates sont partout qui agissent au service des hommes, hommes qui communiquent entre eux par téléchromos d’un continent à un autre. Dans cette ville moderne où s’ouvre une éblouissante Exposition Universelle, une jeune comédienne, Margo, aidée de son frère psychiatre, enquête sur la mort mystérieuse de son ex-maîtresse et d’un singulier personnage créateur de robots…
Écrites à deux mains par deux jeunes auteurs incroyablement doués, ces Confessions d’un automate mangeur d’opium sont un bonheur d’imagination et de virtuosité littéraire, à découvrir au plus vite. »


Mon avis

Ce roman était dans ma WL depuis un long moment déjà et en découvrant la collection poche des Editions Bragelonne, je n’ai pas hésité un instant !

Heureusement d’ailleurs car cette lecture fut un véritable coup de cœur !

Nous faisons la connaissance de Margo et Théo, une sœur et un frère à la relation très fusionnelle. Margo est une actrice montante, c’est une jeune femme courageuse et sensible, à l’esprit rationnel, dont le cœur ne s’emballe que pour la gente féminine. Théo est aliéniste, il travaille dans un panoptique au sein d’un hôpital psychiatrique. Son travail consiste à aider des patients qu’il pense contaminés par l’éther, cette substance à la mode qui a permis un essor considérable des nouvelles technologies. Il étudie ces personnes qui on été en contact prolongé avec cette substance jusqu’à en perdre la raison.

Notre intrigue commence lorsque Aurélie, l’amie de Margo, meurt dans d’affreuses circonstances : elle tombe d’un aérocab qui vole à plusieurs mètres au-dessus du sol et s’écrase sur les marches de l’Opéra. Margo est persuadée qu’il s’agit d’un assassinat, cependant l’enquête semble privilégier la piste du suicide, d’autant que la jolie demoiselle tenait fermement un triste poème entre ses mains.

Un élément cependant vient à la faire douter, d’après le père d’Aurélie, elle se trouvait à bord de l’aérocab avec un automate intelligent qui semblait fou amoureux d’elle. D’après ses dires, il est subitement devenu complètement fou. Au point d’enlever la jeune femme.

Aidée de son frère qui reconnaît la plume d’un ancien patient dans ce poème, ils décident de mener l’enquête. S’enchaîne alors une course-poursuite contre la technologie et contre la mort.

Quel est le lien entre l’éther, un poète mort depuis un an, Aurélie et la Reine Victoria ?

J’ai trouvé ce roman écrit à quatre mains, magistral ! Les chapitres s’alternent entre le point de vue de Margo et le point de vue de Théo, ainsi il n’y a aucun temps morts. Les personnages sont aux antipodes l’un de l’autre, l’un est rationnel, l’autre croit aux dérives de la science. Ils entretiennent d’ailleurs une relation très particulière, fraternel mais avec une pointe de sensualité. Ils arrivent à nous apporter de nouvelles déductions qui nous mènent régulièrement vers de nouvelles pistes. Le récit est envolé, écrit avec brio.

L’univers créé est également très riche. Le steampunk est ici développé à son maximum, entre automates, aérocabs, aéronefs, automates intelligents… ici la technologie est à son paroxysme dans ce Paris du 19ème siècle.

Je le recommande chaudement à tous les amateurs du genre qui retrouveront dans ce roman, tout ce qui fait la force du steampunk.

 

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