Fév 012016
 

Ecrit par l’auteur américain Stephen King. Publié aux éditions Albin Michel en 1993, nouvelle édition au Livre de Poche en 2013.

Fais parti de mon Challenge 12 Mois/12 Thème Ici c’est pour le thème de janvier: 400 PAGES DE STRESS (412 ici :D), un peu en retard désolée !! 

Résumé

« Il ne fallait pas jouer à ce petit jeu, Jessie. Vous voilà enchaînée sur votre lit, le cadavre de Gerald à vos pieds, condamnée à vous enfoncer dans la nuit, la terreur et la folie. Les femmes seules dans le noir sont comme des portes ouvertes… si elles appellent à l’aide, qui sait quelles créatures horribles leur répondront ? »

Mon avis

J’avais lu plusieurs avis sur ce roman avant de me jeter à l’eau et c’était tout l’un ou tout l’autre, un roman que l’on dévore en stress sous la couette, ou que l’on ne termine pas car trop long et trop descriptif.

Moi je fais partie de la première catégorie, j’ai été littéralement happée dans les pages et j’ai ressenti pour Jessie une incroyable empathie. Certes, il s’agit là d’un huit clos donc il ne faut pas s’attendre à un roman bourré d’actions. Ici nous avons une jeune femme suspendue à son lit par des menottes, un mari inutile par terre, un chien squelettique qui rôde autour de la maison et des souvenirs cauchemardesques plein la tête.

La psychologie de ce personnage est vraiment bien travaillée, je n’ai jamais vu cette prouesse dans d’autres romans. Jessie vit avec ses démons depuis toute petite, cache derrière l’épais rideau noir de sa honte, des souvenirs d’enfance qu’elle ne souhaite ni ressasser, ni revivre, à aucun prix.

Plusieurs voix dans sa tête dictent sa conduite, elle est tantôt folle, tantôt lucide. Parmi elles, nous retrouvons Ruth, une vieille amie qu’elle a délaissée du jour au lendemain, Bobonne, cette petite voix de mégère qui a toujours raison, et Minouche, elle quand elle était petite, le gentil nom par lequel l’appelait son père…

On ne se rend vraiment pas compte à quel point, rester accroché à la tête d’un lit dans une maison isolée peut être une expérience de la pire catégorie. Non seulement l’esprit s’embrume mais le corps ne suit plus. L’auteur nous décrit à merveille, tel un médecin, les différentes étapes que traversent nos muscles, notre cartilage, dans cette terrible épreuve. Malgré les crampes qui la foudroient et les articulations qu’elle ne peut plus bouger, Jessie s’efforce de se libérer de ses menottes, malgré un poignet trop gros pour passer au travers. Je ne vous décrirais pas les différentes idées qui lui traversent l’esprit ni celles qu’elle mettra en pratique mais il faut être bien accroché et ne pas lire avant ou après le repas 😀

Je suis vraiment passé par une gamme d’émotions dans ce roman, de la terreur, du stress, du dégoût, de la pitié, de l’énervement… J’ai mis plusieurs jours à le lire pour savourer chaque phrases, il est vrai que King à une écriture qui n’est pas toujours fluide, qui se perd parfois dans les descriptions, mais dans ce roman là il faut vraiment se concentrer sur tout ce qu’il écrit pour être acteur de ce récit et pas seulement spectateur. j’ai vraiment été immergée par ma lecture ! Un gros coup de cœur !

Seule la fin aurait méritée d’être un peu différente, elle est adéquate au récit mais je crois que j’aurais préféré un autre dénouement final 🙂

5_coeurs

Stephen King

  2 Responses to “Challenge 12 mois/12 thèmes – Jessie – Stephen King”

  1. C’est un roman que j’avais dévoré il ya quelques années, ça me donne envie de le relire !! 🙂

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