Oct 092017
 

Je viens d’achever la lecture d’un livre très particulier car je connais la personne qui l’a écrit. C’est dame est originaire de Trégueux, jolie ville costarmoricaine d’environ 7000 habitants. Edité et publié via Edilivre le 18 mai 2017.

Une pensée pour ma maman…


Résumé

« La vie de Michelle Duchêne, de sa naissance à 80 ans. Sa jeunesse pendant la guerre, son adolescence, sa carrière, son mariage, la naissance de ses enfants et petits-enfants. La vie réserve de merveilleuses surprises et des moments de bonheur.  » Il faut croquer la vie à pleines dents, sans penser aux futures difficultés. Certains jours sont à rayer du calendrier, il faut les oublier le plus rapidement possible « , affirme l’auteure. »


L’avis de Caïtelhor               

                          

J’ai été très émue, en lisant le journal mensuel de ma commune car j’y découvre un article concernant une dame que j’ai connue. Mme Duchêne a été la maîtresse de ma fille. Comment ne pas se rappeler de cette maîtresse humaine et généreuse. J’avais appris par son mari adorable que son épouse avait eu un gros problème de santé et qu’elle avait perdu la vue il y a à peu près deux ans. Quel choc, quelle émotion ; ma maman est confrontée depuis plusieurs années à ce terrible handicap dû à une DMLA sèche, il n’y a rien à faire. Il lui reste un peu de vision juste pour pouvoir elle aussi faire ses courses dans notre commune, à Trégueux. Elle est autonome pourtant à 87ans, veuve, heureusement que nous sommes à son écoute à chaque instant.

        « Oh ! Que c’est triste, mon mari, mes enfants, mes petits enfants deviennent des formes, c’est tout !!! Je peux les reconnaître à la voix ! » 

Je me permets de faire cette parenthèse en parlant de ma maman car chaque jour qui passe me fait vivre les problèmes de la malvoyance dans la vie quotidienne ainsi que la souffrance morale que ces personnes peuvent éprouver. Il y a aussi la détresse de certains jours noirs (nombreux) et l’acceptation parce qu’on n’a pas le choix.

       « Mais nous ne savons pas que certains jours seront à rayer du calendrier, heureusement car nous n’aurions jamais le courage et la force de vivre (…). Mais quand nous rencontrons des instants de bonheur, il faut en profiter, il faut « croquer la vie à pleines dents », sans penser aux futures difficultés »

Je suis donc allée à la papeterie de Trégueux et j’ai découvert ce livre de 99 pages avec Madame Duchêne en couverture, souriante malgré tout. J’ai lu ce livre en une soirée. Lecture difficile même si le phrasé est simple et la syntaxe parfaite. Il s’agit là d’une histoire de cœur écrite avec le cœur alors oui ce n’est pas facile à lire. C’est l’histoire d’une vie ponctuée  de rires et de larmes. La guerre, la vie de couple avec les naissances, les séparations, les chiens et les problèmes de santé. On se retrouve dans cette vie-là, on est bien et puis Madame Duchêne parle de Saint-Brieuc et de ces villes avoisinantes ; quand on est de la région, ça fait plaisir ! Les anecdotes aussi dont une que j’ai adorée… On retrouve bien le côté « maîtresse » !! Les péripéties du voyage Trégueux-Niort (accident, papiers d’assurance, les chaussures…) qui donnent un bon problème de calcul à résoudre :

          « Combien de temps met la voiture pour arriver à Niort la deuxième fois ??? »

J’ai achevé cette biographie qui m’a fait appréhender d’une autre façon la malvoyance de ma maman. Je me disais souvent que ce serait peut-être plus simple pour elle si mon père était toujours là ses côtés pour la seconder. Et puis, j’ai lu ces mots de Mme Duchêne :

         « J’ai été huit jours abattue, ne pouvant plus réagir, je trouvais que j’étais un « boulet » pour mon mari, alors je voulais partir. J’avais eu beaucoup de « pépins » dans ma vie mais celui-ci faisait déborder le « vase ». »

 Je me rend compte que rien n’est simple, aucune situation n’est identique mais l’écrire ou le dire est une belle thérapie, merci vous m’avez aidée. Et NON ! On est le boulet de personne quand les personnes qui vous entourent vous aiment !!!! ça s’appelle l’AMOUR.

Je termine toutefois sur une note très souriante car vous avez oublié un chapitre (la centième page peut-être…) dans votre vie et pas le moindre. Je garde de vous l’image d’une maîtresse belle en dedans comme en dehors et ça, il faut le dire. Une maîtresse aux longs cheveux blonds coiffés en chignon ou retenus par des chouchous ! Je me souviens de vous tenant la main de ma petite fille tellement introvertie, tellement timide. Je vous la laissais en toute confiance et en toute sérénité.  Vous aviez les mots, la gentillesse et l’amour de votre métier. Les enfants comme les parents vous aimaient beaucoup et vous étiez beaucoup sollicitée. J’ai discuté de votre livre avec ma collègue Evelyne qui m’a raconté une petite anecdote amusante !

         « Elle était en CP dans votre classe, rue de Verdun dans la vieille école (je ne m’en souvenais même pas!) et le soir sa maman venait la chercher. Parfois, Evelyne jouait dans la cour pendant que sa maman était avec vous car vous aviez peur toute seule !! Sa maman restait avec vous avec plaisir car vous étiez trop gentille !!! »

Merci chère Madame pour ce livre qui est mon coup de cœur de ce mois d’octobre. Il ne faut jamais oublier de dire à ceux qu’on aime qu’on les aime car la vie est si fragile. Je vous embrasse très fort, vous et votre époux.

Claudine Aït-El-Hor (Salomon)

©OuestFrance

   

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