Avr 212018
 

Roman écrit par Anthony Sadler, Alex Skarlatos, Spencer Stone, avec la participation de Jeffrey E. Stern. Publié aux éditions de l’Archipel le 31 janvier 2018.


Résumé

« 21 août 2015, 15 h 17. Le Thalys n° 9364 quitte Bruxelles pour rejoindre Paris. Parmi les voyageurs, Ayoub El Khazzani, un terroriste armé d’un fusil d’assaut AK-47 et d’un Luger. 9 mm. Il s’apprête à commettre un carnage. Ont également pris place à bord du train trois jeunes Américains. Dès le premier coup de feu, n’écoutant que leur courage, Anthony Sadler, Alek Skarlatos et Spencer Stone passent à l’action… En quelques minutes ces trois garçons vont devenir des héros. On estime en effet à plus de cinq cents le nombre de vies qu’ils ont sauvées. De cet extraordinaire récit, Clint Eastwood s’est inspiré pour son nouveau film, en grande partie tourné en France, où les héros interprètent leur propre rôle. »


L’avis de Caïtelhor

 

     Merci aux Editions « L’Archipel » pour cette belle surprise ! Je découvre dans ma boîte ce livre « LE 15H17 POUR PARIS » alors que je venais de me faire la réflexion, peu de temps avant, que j’avais hâte de voir cette histoire au cinéma. En effet, Clint Eastwood a décidé d’adapter cette tragédie évitée dans le Thalys allant d’Amsterdam à Paris le 21 août 2015. Trois soldats américains mettent en échec Ayoub El-Khazzani, terroriste, monté dans le train avec fusil d’assaut et armes de poing pour y faire un carnage. Ma surprise fut que les 3 acteurs principaux étaient les propres soldats qui ont déjoué cet attentat.

La critique du film ne fut pas bonne. Je pus lire « C’est sans doute l’un des rares films impossible à sauver de ce cher Clint. » On parla même de le retirer des salles…

     Pas grave, j’irai le voir avant ! Cette même semaine j’eus le plaisir de recevoir des Editions L’Archipel ce roman. Mon choix fut vite fait et c’est vers le livre qu’est allé en premier lieu ma préférence.

Mon avis :

J’ai tout d’abord aimé la manière dont le livre a été appréhendé puis divisé, en quatre parties pour chacun des protagonistes (y compris le terroriste) plus une pour l’attaque.

Les auteurs retracent leur parcours de l’enfance jusqu’à ce jour terrible. Enfances chaotiques pour Spencer Stone et Alek Skarlatos, élevés par des mamans célibataires. Ils sont formés dans une école chrétienne et c’est là qu’ils se lieront d’amitié avec Anthony. Celui-ci continuera ses études, alors que ses deux amis, férus de jeux de guerre, choisiront la filière de l’armée. Chacun trace sa route jusqu’au moment où ils se retrouvent pour un ultime voyage à travers l’Europe. Le jour J. On a l’impression que tout se met en place et qu’une place leur est attribuée bien spécifiquement. Anthony, accro au smartphone filme et fait des photos partout, il sera une source précieuse pour la police après l’attaque. Alek, grâce à sa passion pour les armes à feu saura réagir et manier les armes du terroriste…Le terroriste… Ayoub El Khazzani, jeune marocain armé jusqu’aux dents est monté lui aussi dans le train. Regard fixe doté d’une force surhumaine « Ce démon semble habité d’une force décuplée ». Sa vie d’avant ? Un père vivant de rebut, lui de haschich, il devient pratiquant et la prière semble lui donner un cadre…

Puis, il y a Spencer Stone, le rebelle, la tête brûlée. J’avoue mon coup de cœur pour ce jeune homme qui dira plus tard :  « Vivez les uns pour les autres, mourez les uns pour les autres. » Spencer a eu un parcours semé d’embûches, renvoyé des sauveteurs-parachutistes, mis en échec au SERE, il suivra une formation de secouriste qui sauvera Mark (Moogalian) le premier qui a essayé de désarmer le terroriste.

Je ne résumerai donc pas plus un tel roman puisqu’on connaît l’histoire et l’aboutissement, heureux Dieu merci. Personnellement, j’ai vraiment apprécié la manière dont est construit le livre en relatant la vie de ces jeunes américains et les moments de l’attaque, brefs et sans voyeurisme, oui c’est cela qui est très intelligemment fait. J’ai eu la même impression lors du film, on ne s’attarde pas sur l’horreur de l’attaque, les scènes violentes (et il y en a peu) arrivent par flashs, saccadées, on devine plus qu’on ne les voit. Je n’ai toujours pas compris l’a priori des gens face à cette histoire. Parce que les jeunes sont des américains ? Parce qu’on met en avant les sauveurs plutôt que l’assassin ? Parce que la fin est heureuse ? Faut il à tout prix de l’horreur pour capter le lecteur ? NON !!

J’ai adoré la psychologie dont les auteurs font preuve pour nous faire comprendre leur réaction et celle de leur corps face à l’inconcevable qu’est la mort. Tel Anthony lorsqu’il identifie la menace. Il va y faire face mais en contrepartie, sa perception visuelle, auditive et sa sensibilité vont se trouver altérées (je n’en dis pas plus, il faut lire ce passage!). Comme lui, Spencer aussi l’a ressenti mais son côté impulsif l’emporte sur la raison . Il foncera vers le terroriste, sans arme, à nu comme au premier jour de sa vie. Est ce dernier ? Le fusil qui lui fait face s’enraye… Chance ? Destin ? Moi, je préfère le mot HEROÏQUE.

 » […] ; puis sa vision s’étroitise, ses facultés se bornent à l’indispensable. Il n’enregistre plus aucun son, sa vision périphérique disparait, il ne voit plus qu’une petite portion de l’homme sur lequel il se jette, un carré de tissu qu’il prend pour cible. »

      Merci pour ce partage. N’oublions pas que c’est une histoire vraie. Après tous les événements tragiques dus aux attentats partout dans le monde ces dernières années ça fait du bien de se dire qu’il existe encore des héros, chacun à sa manière bien sûr. Les mots à retenir d’un tel roman sont la solidarité, l’abstraction de soi pour se tourner vers l’autre, l’entraide, bref vous aurez compris : l’amour et l’espérance.

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